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Magazine

Crossway High Value L’autocar pour tous

Irisbus Le Dauphin vient de livrer son 10 000e Crossway depuis le lancement de la gamme en 2006. C’est Veolia-Transdev qui a reçu les clés de cet exemplaire emblématique, dans une version High Value, spécialement développée à la demande l’opérateur.

MONSIEUR, dessine-moi un autocar. Cette parodie du Petit Prince de Saint-Exupéry correspond bien à la genèse du Crossway High Value (HV), nouvelle variante de modèle de la gamme Irisbus, dont le 10 000e exemplaire a été remis à Veolia Transdev. C’est en effet l’opérateur qui, début 2010, s’était tourné vers différents constructeurs pour leur demander de développer un véhicule adapté à ses besoins en matière de transport interurbain. “Irisbus s’est montré le plus réactif. Nous sommes rapidement entrés dans une logique partenariale, avec une réelle compréhension de nos attentes”, témoigne Alain Pittavino, directeur technique métiers chez Veolia Transport France.

Adapté à toutes les situations

Quelques centaines de milliers d’euros d’investissement en recherche et développement plus tard, le Crossway HV était né. “Nous nous sommes lancés dans cette démarche car la demande venait de Veolia Transport, qui est plus qu’un client, et pour qui nous souhaitons être plus qu’un simple fournisseur. Leur capacité à s’engager sur un important volume, potentiellement pluriannuel, nous a clairement incité à investir dans cette démarche”, indique Peggy Griffon, manager grand compte en charge du projet. Que cache ce sigle HV? Il s’agit en fait d’un Crossway doté de série d’un certain nombre d’options, parmi les plus choisies dans les différentes filiales de l’opérateur. “L’idée est de disposer d’un véhicule suffisamment équipé pour qu’il n’appelle pas d’autres options. Cela nous permet de faire passer plus facilement des véhicules d’un département à un autre en cas de gain ou de perte d’un marché. Par le passé, les réaffectations n’étaient pas aisées car il fallait redistribuer des véhicules sur ou sous-équipés en fonction de leur destination. Le HV facilite l’uniformiser de notre parc à grande échelle”, assure Alain Pittavino. Cela permet aussi à Veolia-Transdev d’anticiper ses commandes de matériel. Un premier lot de 200 Crossway HV a été conclu. Cela permet à l’opérateur d’obtenir un meilleur tarif et à Irisbus de mieux calibrer le plan de charge de son usine. “Nous avons été en mesure de constituer du stock en attente d’attribution des véhicules. C’est une pratique que l’on ne s’autorise pas habituellement”, souligne Peggy Griffon. Le Crossway HV se distingue sur plusieurs points, avec notamment le développement de trois ambiances intérieures, l’utilisation du pavillon de l’Arway, qui inclut les porte-bagages et les liseuses individuelles pour faire monter l’habitacle en gamme. Veolia Transdev a également opté pour une boîte de vitesse automatique avec en ligne de mire des gains de consommation et de maintenance. “Ce dernier point est aussi important. Il facilitera, également aussi au niveau des ateliers, le passage des véhicules d’un parc à un autre”, assure Alain Pittavino.

Accessible à tous

Le Crossway HV a été développé pour Veolia Transdev, mais il ne lui sera pas réservé. Une exclusivité morale d’un an a été accordée. “Cela nous semblait naturel mais il a toujours été clair que l’offre HV intégrerait pleinement notre catalogue. Et je pense que les autres grands comptes, français et européens seront intéressés par le concept”, se réjouit Peggy Griffon. Pour Veolia Transdev, il n’est pas question de se contenter d’une seule commande. Le Crossway HV devrait constituer le commun des parcs de l’opérateur. Et le projet initié par Veolia emporte aussi l’adhésion dans les filiales issues de Transdev. Irisbus pense même que le Crossway HV va rapidement s’imposer comme un standard et devrait représenter 80 % des ventes en dehors de la version scolaire. La tendance à la standardisation gagne également le Recreo, qui se décline dans une version light. “On est sur la même logique d’uniformisation afin de permettre au véhicule de passer d’une filiale à une autre en toute simplicité. Avec le Recreo Light, nous proposons une version des plus simples qui ne conserve que l’essentiel et laisse de côté le superflu pour des véhicules appelés à rouler moins de 200 jours par an”, explique Peggy Griffon. Veolia Transdev apprécie la leçon et a déjà passé commande de 200 Recreo Light. “Avec cet engagement de volume, dans cette version dépouillée, nous économisons entre 10 à 15 %”, note Alain Pittavino. De quoi se pencher avec attention sur le problème.

EXPRESS

VISEON

Un trolleybus séduisant

Tous les constructeurs ne suivent pas le même chemin. Si certains délaissent le trolleybus (Irisbus avec l’arrêt du Cristalis), d’autres n’hésitent pas à miser sur cette niche.

C’est le cas de Viseon, qui vient de présenter le LT 20, un modèle de 19,50 m au design très réussi avec une allure digne d’un authentique tramway. Ce véhicule est déjà né sous une bonne étoile. Ce premier exemplaire est la tête de série d’une commande de douze unités. Elles seront exploitées sur l’université du roi Saud à Riyad en Arabie Saoudite. Ce trolleybus pourrait constituer une porte d’entrée hexagonale pour le constructeur bavarois, qui cherche un partenaire commercial en France.

DISPARITION

La famille Van Hool en deuil

Jos Van Hool est décédé le jeudi 16 juin 2011 dans sa quatre-vingtième année.

Il fut un entrepreneur estimé et apprécié de tous dans le monde des transports de personnes et de marchandises.

Deuxième fils de Bernard Van Hool, il fonda en 1947 avec son père et ses frères, la société Van Hool et Fils. L’entreprise grandira au fil des ans pour devenir un acteur d’envergure internationale dans son domaine.

Ses qualités d’ingénieur trouvèrent d’abord leur application dans la construction des autobus et des autocars. Il prit ensuite la direction du département véhicules industriels où, jusqu’il y a quelques mois, il apporta sa contribution avec cœur et âme.

Sans président mais pas sans tête

Moins d’un an après sa prise de fonction, Pierre Fleck s’apprête à quitter la présidence d’Irisbus. Cette décision peut paraître surprenante tant elle contraste avec son arrivée tonitruante en juillet 2010: refonte de l’organisation commerciale, prise de contact avec Temsa pour une tentative de rachat ou encore l’annonce d’actions en faveur de la promotion de l’autocar. Une liste de belles volontés non abouties ou promises à être remises en question. "Il a insufflé un nouvel état d’esprit et a placé le client au centre de nos préoccupations. Il a également fait progresser le service après-vente", assure Antoine Garnier, directeur appels d’offres France et grands comptes internationaux. D’après nos informations, il devrait, à compter du 1er juillet, prendre la direction du service pièces de rechange pour l’ensemble de Fiat Industrial. Pour autant, le puzzle de la direction d’Irisbus n’est pas encore assemblé. Il se pourrait que le poste de président ne soit plus pourvu. Cependant, Fiat Industrial assure que la politique de la chaise vide ne doit pas être interprétée comme un semblant de désintérêt pour sa branche autocars et autobus. Ainsi, Franco Miniero, directeur commercial et marketing monde de 2004 à 2006, devrait revenir dans le sillage du Dauphin. Au 1er juillet, il prendra la direction générale d’Irisbus France et devrait, en tant que vice-président d’Iveco, également veiller à la bonne nage d’Irisbus au niveau mondial.

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Auteur

  • David Reibenberg
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