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Atoubus dans les starting-blocks

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Atoubus dans les starting-blocks

Crédit photo Jean-François Bélanger

Lyon En une nuit, du 28 au 29 août, le réseau de transport en commun lyonnais va se métamorphoser totalement. Alors que les équipes se mobilisent, le Sytral (autorité organisatrice des transports de l’agglomération) va initier parallèlement une mise en concurrence de bus hybrides, entre Renault-Volvo et Irisbus.

C’EST UNE première en Europe pour un réseau de cette taille. Du 28 au 29 août, la quasi-totalité du réseau de transport en commun lyonnais va se voir entièrement chamboulée. “Suite aux successives mises en service de lignes de métro et de tramway de multiples retouches ont été apportées à ce réseau qui date d’avant la guerre. Elles ont abouti finalement à pas mal d’incohérences, d’où cette idée d’une totale remise à plat”, justifie Bernard Rivalta, président du Sytral. “De plus, les habitudes des gens et les comportements ont aussi évolué dans le temps avec la création de zones résidentielles, de nouvelles zones d’emploi…”, complète Michèle Vullien, présidente de la commission d’adaptation de l’offre du Sytral. Après les investissements lourds, c’est plutôt à un recentrage de l’offre de service vers l’autobus que vont conduire les profondes modifications prochaines. D’où le nom Atoubus pour nommer ce qui n’est encore jusqu’ici qu’un projet. C’est donc sur l’autobus (à l’origine des transports en commun), ses qualités d’efficacité et de proximité que repose l’objectif d’attirer au transport collectif de nouveaux usagers.

Aujourd’hui, à Lyon, 21 % des déplacements urbains sont effectués en transport collectif, contre 43 % en voiture individuelle. C’est mieux qu’à Paris (respectivement 19 % et 44 %, avec cependant des moyens supérieurs), mais moins bien qu’ailleurs (respectivement 34 % et 43 %, à Londres ou 27 % et 33 %, à Barcelone…). C’est donc pour faire plus et encore mieux que le Sytral engage Atoubus. Car des efforts restent à faire pour fluidifier le trafic local. Sur l’agglomération, 400 000 véhicules entrent chaque jour, alors que seulement 250 000 places de parking sont comptabilisées. Parmi les toutes premières, la ville s’est elle-même engagée dans le dispositif des Zones d’action prioritaires pour l’air (Zapa). Un engagement qui prévoit par exemple qu’en cas de pollution sur la zone, des interdictions de circulation pour certains types de véhicules peuvent être décidées. Enfin, selon l’agence de l’urbanisme, seulement un tiers des surfaces de zones d’activité et de zones commerciales du territoire est desservi par les transports ferroviaires. Et moins de 20 % des zones d’habitat sont desservis par ce même mode de transport. D’où la nécessité d’un réseau de transport en commun performant. “Nous recevons à Lyon plus de 200 délégations de réseaux qui viennent du monde entier s’inspirer de notre système”, s’enorgueillit Bernard Rivalta. Une situation qui le fait aussi fermement réagir lorsqu’on le titille sur le soi-disant prix élevé des billets. “À Lyon, le client moyen fait en moyenne 8 kilomètres par trajet, c’est très sensiblement plus qu’ailleurs!”, rétorque-t-il d’emblée.

L’autobus, cœur du dispositif

Dans cette optique, l’autobus redevient le mode de transport au centre du dispositif. Des aménagements de voirie accompagneront Atoubus: par exemple, les 80 kilomètres de couloirs réservés au bus, devraient être doublés. Cette année, ce sont 79 nouveaux véhicules, pour un investissement de 30 millions d’euros, qui ont rejoint une flotte comptant déjà un millier de véhicules, dont près de 850 sont en service en heure de pointe. Les derniers arrivés présentent tous les caractéristiques attractives: des puits de lumière, de nouvelles surfaces vitrées, un éclairage permanent indirect, une caméra de surveillance… Les 3 millions de kilomètres supplémentaires par an proposés dès la fin août le seront grâce à des autobus. 230 arrêts s’ajouteront aux 3 000 existants. L’offre annuelle de transport en commun passera ainsi de 39 à 42 millions de kilomètres. Ce choix aura nécessité l’embauche de 250 conducteurs pour des contrats à temps plein et à durée indéterminée.

Deux types de véhicules en concurrence

Sur ce nombre, seulement 43 % d’entre eux étaient déjà porteurs du permis D, un mécanisme spécial a donc été mis en place par Keolis pour les autres. Et comme l’autobus semble désormais promis à un bel avenir, entre Rhône et Saône, il est temps d’envisager les véhicules du futur et d’embrayer vers les nouvelles technologies. Bernard Rivalta va donc procéder dès cette rentrée, et parallèlement à la mise en place du nouveau réseau Atoubus, à une mise en concurrence de deux types de véhicules. “Pendant un mois, nous allons confier deux lignes à l’exploitation de ces véhicules électriques. L’une le sera avec un autobus de marque Renault-Volvo et l’autre avec un autobus de marque Irisbus", souligne le président du Sytral. Plus tard, l’opération sera renouvelée pendant six mois notamment pour apprécier la résistance des batteries en période hivernale. Ces tests devraient aboutir à des prises de décision d’achat dès l’année prochaine. “Nous n’avons pas le droit à l’erreur pour un véhicule qui coûte 50 à 60 % plus cher qu’un véhicule classique”, avertit Bernard Rivalta. Pour mémoire, le réseau lyonnais commande annuellement 80 nouveaux autobus.

Une mobilisation de toutes les équipes

Changer une centaine de lignes du jour au lendemain n’est pas chose simple, en particulier, pour ce qui est des différentes signalétiques. Durant les semaines qui précèderont le changement, les informations concernant le nouveau service seront recouvertes de caches adhésifs. Ils seront enlevés la nuit précédant la mise en service. C’est pourquoi toutes les forces vives de l’entreprise et de l’autorité organisatrice vont être mobilisées. “Nous organisons l’opération « bureau vide » une semaine avant le 29 août et deux semaines après pour que nos collaborateurs soient au contact de la population”, explique Pascal Jacquesson, directeur général de Keolis Lyon, qui reconnaît que, pour l’entreprise aussi, c’est une grande première. Dans cette situation exceptionnelle, même les retraités peuvent venir apporter leur aide, dans le cadre du volontariat. Durant cette période, une cellule de crise sera organisée chaque jour, à 11 h 00 afin, si besoin est, d’être capable de modifier le dispositif à 12 h 30.

Avec l’objectif qu’Atoubus gagne une fréquentation supplémentaire de 8 % par an.

EXPRESS

LIMOGES METROPOLE

La ville opte pour des trolleys Hess

Limoges Métropole a tranché. Confrontée à l’arrêt de la production des Cristalis, modèle choisi en 2005 par l’agglomération pour renouveler son parc de trolleys, Limoges Métropole a décidé de se tourner vers Hess. Elle a commandé au constructeur suisse quatre véhicules articulés qui seront livrés pour l’été prochain. Soit un marché de 797 653 euros par véhicules, 3 190 612 euros au total. Selon l’agglomération, ce choix s’explique, d’une part, par le fait que la capacité des articulés Hess (52 places assises et 116 debout contre 22 et 72 pour un Cristalis standard) permet de réduire le nombre de véhicules commandés. D’autre part, par l’esthétique des trolleys Hess dont la face arrondie rappelle la forme des Cristalis et préserve donc une certaine homogénéité au parc. Un parc de 31 trolleys qui aura donc été, en juillet prochain, entièrement renouvelé. Les nouveaux véhicules seront affectés à la ligne no 4, récemment étendue pour desservir un nouveau pole urbain, qui traverse la ville transversalement et apparaît comme la première ligne de trolleybus en 2010 (+ 22 % de fréquentation entre 2006 et 2010) grâce à 30 % de son itinéraire effectué en site propre. Dans l’attente des trolleys Hess, Limoges Métropole vient de se voir livrer ses six derniers Cristalis (4 251 000 euros) ainsi que huit bus Citelis standards (1 878 880 euros), toujours dans le cadre du plan de renouvellement du parc entamé en 2005.

O.J.

CHATEAUROUX

Un mois ferme pour un coup-de-poing

Un mois de prison ferme plus la révocation d’un sursis de trois mois, telle est la peine infligée par le tribunal de Châteauroux à un homme de 19 ans qui avait asséné un coup-de-poing à un chauffeur de bus. Le 8 avril, sur le parking de la gare de Châteauroux, un jeune homme se voit refuser l’accès à un bus. Son ami demande des explications au chauffeur avant de le frapper. Initiative malencontreuse: porteur d’un couteau, il était déjà poursuivi pour vol, recel et violence sur agents dépositaires de la force publique.

O.J.

STATIONNEMENT

Parkeon lance l’horodateur intelligent

Mettez un ipad dans votre horodateur. Tel pourrait être le slogan de Parkeon pour Citypal, sa nouvelle solution de gestion des stationnements payant urbain. Le citypal ne se contente plus d’être une simple tirelire. Le système est connecté en permanence et est doté d’un écran tactile sur lequel il est possible d’afficher toute sorte d’information à destination des utilisateurs. Qu’il s’agisse de données sur le réseau de transport en commun, sur la municipalité, sur les commerces environnant… Ces informations ne sont pas réservées aux usagers stationnant leurs véhicules, mais servent à tout le monde, cela transforme l’horodateur en élément de la vie urbaine. Le système est entièrement paramétrable, il peut notamment servir de point de recharge de carte de transport. Il peut également être interrogé à distance par les usagers via un smartphone. Cela permet notamment de vérifier le temps de stationnement encore disponible et d’acheter des minutes supplémentaires si besoin. Pour les municipalités, le Citypal apporte également une grande facilité en matière de gestion de la politique de stationnement. Il est notamment possible de moduler à souhait et à distance les tarifs de stationnement, selon tous les critères envisageables: plages horaires, zones géographiques, profils d’usagers, tarifs événementiels… Les flancs des terminaux se décorent de la manière qui intéresse la municipalité. Ainsi, à Cannes où les premiers Citypal ont été installés, les horodateurs faisaient écho au festival. La cité azuréenne est un des sites pilotes dans l’hexagone. Parkeon compte conforter sa place de leader du marché de l’horodateur avec le Citypal et mise sur un rythme de croisière de 5000 installations annuelle d’ici à 2014.

TARN

Une SPL en 2012

Les transporteurs tarnais ne sont pas à la fête.?Le conseil Général vient d’annoncer sa volonté de créer une SPL baptisée "D’un point à l’autre" qui prendra en main les lignes du réseau Tarnbus dès le mois de septembre 2012. Pour le département, cette SPL sera l’occasion d’uniformiser la livrée des véhicules circulant sur les lignes départementales. Le coup est rude pour les entreprises privées dont certaines généraient plus de 50 % de leur chiffre d’affaires avec ces lignes de Transbus. Le conseil Général estime également qu’il voulait sortir de l’usine à gaz constitué par les 14 contrats en cours sur le réseau. Les conducteurs qui le souhaitent pourront bien entendu travailler pour la SPL, qui table sur 70 équivalents temps plein, soit 90 conducteurs. Le département assure que la SPL n’aura pas vocation à assurer le transport scolaire.

La SPL devrait exploiter entre 70 et 80 véhicules.

Le conseil régional Rhône-Alpes aux côtés du Keolis

Une convention de coopération sur la mise en place d’un Contrat d’aide et de retour à l’emploi (Cared) a été signée par Jean-Jack Queyranne, président de la région Rhône-Alpes, et Pascal Jacquesson, directeur général de Keolis Lyon. Grâce à celle-ci, 12 personnes vont suivre une formation de conducteur interurbain de voyageurs pendant six mois, au centre de formation Aft-Iftim de Vaulx-en-Velin (69). Elles seront ensuite embauchées par Keolis Lyon, à temps complet. Le budget total de cette opération s’élève à 123 600 euros, répartis entre la région (68 500 euros, soit 55 %), la branche professionnelle du transport (41 400 euros, soit 33 %) et Keolis Lyon (13 600 euros, soit 12 %). Ces contrats ont été mis en place dès 2005, afin de favoriser l’accès de personnes en difficulté à des emplois disponibles, notamment dans les secteurs confrontés à des problématiques de recrutement. Depuis cette date, plus de 18 500 contrats de ce type ont été signés en Rhône-Alpes.

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  • Jean-François Bélanger
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