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La der des ders?

Cela fait maintenant plus de trente ans que je m’intéresse vraiment au monde qui nous entoure et, en écoutant tout l’été les commentateurs économiques nous conter d’une voix grave les angoisses des "marchés", j’ai pris conscience de ne jamais avoir entendu parler d’autre chose que de crise économique. Benoîtement, face à cette instabilité permanente et aux dégâts multiples qu’elle engendre, j’aurais tendance à conclure que notre système est bancal, et qu’il nécessite une courageuse remise à plat. Mais comme nos élites, qui comprennent bien mieux ces choses que moi, vivent très bien ces périodes troublées sans tout remettre en question, et qualifient de "populisme" toutes les réflexions qui dévient un peu de la norme établie, je me garderais bien de continuer sur cette voie. D’ailleurs, tout n’est pas aberrant dans l’univers parallèle de la planète"finance". Prenez la dégradation de la note des États-Unis par Standard & Poor’s. Avec la dette qui est la leur, et l’état visible de leur économie, on peut quand même légitimement s’interroger sur leur capacité à rembourser quoi que ce soit un jour.

D’un autre côté, cette même agence attribuait aussi un AAA aux subprimes un mois avant le septembre noir de l’année 2008… Allez comprendre! Cette prise de conscience de l’ampleur de la dette des pays occidentaux aura tout de même eu deux mérites. D’abord, celui de nous rappeler que chacun d’entre nous aurait intérêt à émigrer en Suisse, qui ne souffre que d’une "surévaluation" de sa monnaie. Ensuite, qu’une trentaine de collectivités territoriales françaises étaient, elles aussi, tributaires de ces désormais fameuses agences de notation.

Et là, l’été a quand même réservé une bonne surprise puisque le département de la Meuse a vu, lui, sa note relevée d’un simple A à un brillant A +, et par Standard & Poor’s en personne.

Mais qu’on ne s’y trompe pas, le phénomène est loin d’être anecdotique. La décentralisation engendre un endettement de plus en plus important des collectivités, qui devront, par force, avoir recours elles aussi aux marchés financiers. D’ores et déjà, certains élus locaux travaillent à un projet d’Agence de financement des collectivités locales. Et pour attirer les investisseurs internationaux, cette future agence devra elle aussi obtenir une bonne note. De là à y voir le cadre d’une prochaine crise économique"à la française"…

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Auteur

  • Pierre Cossard
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