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Les bus d’Horizon voient loin

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Les bus d’Horizon voient loin

Crédit photo Olivier Jacquinot

Châteauroux Et de quatre! Cet été, l’agglomération a reçu les quatre premiers véhicules du marché conclu avec Heuliez Bus pour la période 2010-2014.

LE MARCHE en cours de huit à douze bus standards de type Access’Bus GX327 va permettre de remplacer des véhicules destinés à la réforme, de renouveler des bus de capacité inférieure (Midi) en fin d’exploitation, et qui ne correspondent plus aux besoins du réseau Horizon. Enfin, il permettra de renforcer le parc existant pour répondre à la hausse régulière de la fréquentation. Soit un marché de 3,4 millions d’euros pour les douze bus (hors actualisation des prix) dont le coût unitaire s’élève à 285 963 euros TTC. Paul Pluviaud, vice-président de la communauté d’agglomération de Châteauroux (CAC) en charge des transports, explique que “l’objectif est, d’une part de maintenir un âge moyen de sept ans pour le parc. Et, d’autre part, que tout le parc soit accessible aux PMR en 2015, conformément au schéma d’accessibilité adopté en 2010 par la CAC et à celui conclu avec Keolis pour la période 2009-2014.

La gratuité a porté ses fruits

Accessoirement, il s’agit également de faire face à la progression constante de la fréquentation du réseau castelroussin. Une progression de 187 % depuis l’instauration de la gratuité en décembre 2001, de 12 % pour le premier semestre 2011. “Nous avons déjà réorganisé deux fois le réseau. La première lors de la mise en gratuité. La deuxième en 2009 suite aux importantes opérations de renouvellement urbain qui ont fait disparaître des barres HLM et créer de nouveaux quartiers. Il a fallu que les Castelroussins se réapproprient le nouveau réseau.” Un réseau qui consiste en une ligne structurante cadencée au quart d’heure sur son tronçon central, à la demi-heure aux deux extrémités, et qui dessert les deux principaux quartiers d’habitat collectif, l’université, l’hypercentre, la préfecture et deux centres commerciaux de périphérie. Cette ligne structurante est complétée par des lignes de maillage, dites radiales. Soit quatorze lignes régulières – “avec une vitesse commerciale de 17 km/h”, affirme l’élu – et un dispositif original, Flexo, qui permet d’accroître l’offre de début de soirée sans mobiliser d’importants moyens. Les derniers passages du service régulier dans les zones commerciales périphériques sont calés sur la fermeture des magasins. Ils permettent ainsi de rabattre sur une place du centre-ville les derniers clients et surtout les employés. De ce point central partent chaque soir à 20 h 10 trois bus, chacun affecté à un secteur de l’agglomération. Théoriquement, les chauffeurs déterminent le circuit chaque soir en fonction de la demande des passagers.

Dans les faits, comme le prévoyait, dès la mise en place de Flexo, Jean-Luc Quintric, le responsable de Keolis Châteauroux, “l’usager occasionnel est peu fréquent et la plupart du temps ce sont les mêmes passagers, donc les mêmes itinéraires.” Il n’empêche que Flexo donne toute satisfaction à la CAC, aux salariés des zones commerciales et… à leurs employeurs. Car, comme se plaît à le rappeler Paul Pluviaud, “les bus sont gratuits mais cela ne veut pas dire qu’ils ne coûtent rien. L’essentiel du coût du service est assumé par les entreprises via le versement transport.” Un versement transport au taux de 0,60 % qui a rapporté 4,327 millions d’euros en 2010, contre 3,598 en 2009.

Accessibilité, le choix du Tad

Concernant la mise en accessibilité, Paul Pluviaud est tout aussi direct: “Il faudra faire des choix. Sur les 453 points d’arrêt de l’agglomération, certains sont impossibles à équiper. Nous allons en revanche mettre en accessibilité intégrale d’ici à 2015 tous les points d’arrêt des lignes 1 et 2, ainsi que les principaux points d’arrêt de l’agglo. Soit environ 50 % du total, dont un grand nombre d’ici à deux ans à l’occasion du nouveau marché conclu avec Decaux pour les Abribus. De plus, nous allons équiper le réseau d’un système d’aide à l’exploitation et à l’information voyageur. Nous choisissons actuellement le système qui permettra la géolocalisation des véhicules, ainsi que l’information visuelle et sonore dans les bus et à certains arrêts.” Autre choix à venir dans un futur proche, celui qui permettra au réseau d’absorber la hausse de fréquentation due à l’agrandissement de l’agglomération. Parmi les pistes, l’achat de nouveaux véhicules et la mutualisation avec les services scolaires. Pour l’heure, la CAC lance un nouvel appel d’offres pour la fourniture de deux minibus qui viendront en renouvellement de ses Vehixel Cytios dévolus au TAD et au transport des PMR.

EXPRESS

PACA

PROLONGEMENT DE LA LIGNE 2

La communauté urbaine Marseille Provence Métropole a confié à Coteba, filiale du groupe d’ingénierie Artelia, les travaux du prolongement de la ligne 2 du métro de la cité phocéenne. Avec 900 mètres de ligne supplémentaires entre la station Bougainville et le boulevard Capitaine Gèze d’ici à fin 2014, il serait également question d’un investissement de 55 millions d’euros qui portera sur la création d’une nouvelle station, d’un pôle d’échanges multimodal (avec une gare pour six lignes de bus, trois lignes de BHNS et deux de lignes de cars interurbains) avec un parc relais de 650 places.

NORD-PAS-DE-CALAIS

NOUVELLE CARTE À PUCE

Pass Pass, c’est le nom de la nouvelle carte commercialisée par le réseau de bus Arc-en-Ciel dès la rentrée. D’une validité de quatre ans, ce nouveau titre de transport sera doté d’une puce mémorisant tous les renseignements liés à l’abonnement de l’usager et permettant la récupération des données, le blocage de la carte et la recréditation des abonnements en cas de perte ou de vol. Dans un premier temps, sept mille cartes seront disponibles tandis que plusieurs agences commerciales et les dépositaires des communes seront, à leur tour, dotés du matériel pour éditer les cartes à puce dès septembre.

RHÔNE-ALPES

AMENDES À LA HAUSSE

Calées sur celles de la RATP, les amendes du Sytral augmenteront au 1er septembre. Ainsi, le prix à payer pour un voyage sans titre de transport passera de 43,50 euros à 45 euros en cas de règlement sur place et de 47,50 euros à 49 euros pour un paiement avant sept jours. Au-delà d’une semaine, son montant passera à 83 euros, soit 1,50 euro de plus. En cas d’oubli de compostage, l’addition se corsera avec 30 euros à régler sur place, 49 euros avant sept jours et 68 euros au-delà.

La gratuité, un ticket gagnant

Alors que la fréquentation avait régressé de 2 % entre 2000 et 2001, lorsque les transports castelroussins étaient encore payants, que la moyenne était de 21,8 voyages par an et par habitant (moyenne nationale de l’époque pour des agglomérations françaises similaires: 33,8 voyages/an/habitant), la gratuité a bouleversé la donne. Depuis, en effet, chaque année, la fréquentation du réseau augmente de façon plus ou moins sensible. Au total, la hausse atteint + 187 % depuis la mise en place de la gratuité totale du réseau alors que l’offre kilométrique n’a augmenté que de 42 % (de 1 039 904 km en 2001 à 1 480 150 km en 2010). Fin 2010, le réseau Horizon a véhiculé 4 376 770 voyageurs, soit 57 voyages par an par habitant (41 au niveau national), le ratio voyage/kilomètre atteint 3 (1,4 en 2001) et celui des kilomètres par an par habitant s’élève désormais à 19,2 (15,2 en 2001).

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Auteur

  • Olivier Jacquinot
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