LA SIGNATURE d’une nouvelle convention relative à la mise en place et au fonctionnement de la centrale de mobilité dénommée Multitud’ est une avancée fondamentale. Multitud’ a été créée en 2003. La convention précédente, entérinée en 2007, liait douze autorités organisatrices de transport de la Région urbaine de Lyon (Rul). Elle avait pour objectif d’assurer l’information de la clientèle en complémentarité avec d’autres outils d’information, d’être le promoteur de l’intermodalité, de diffuser les informations aux modes doux et de transports complémentaires et de permettre l’inscription de l’évolution des réseaux dans une perspective globale. Face au succès rencontré par cette organisation, trois autres entités organisatrices ont sollicité leur intégration à ce dispositif, toujours avec les mêmes objectifs. Il s’agit du Syndicat intercommunal des transports urbains du Maconnais-Val-de-Saône (Situm), de la communauté de communes de Miribel, et du plateau et de la commune d’Ambérieu-en-Bugey. Le coût total prévisionnel de cette prolongation du système Multitud’ est de 1,270 million d’euros répartis de la façon suivante: 1/3 par la région Rhône-Alpes, 1/3 par les entités organisatrices de transports urbains, calculé au prorata de la population du périmètre de transports urbains de chacune de ces autorités organisatrices. Enfin, 1/3 pour les départements, avec répartition au prorata de leur population respective, hors celle déjà couverte par un Plan de déplacement urbain. Compte tenu de ces éléments, le montant prévisionnel supporté par le Sytral est de 229 403 euros.
Par ailleurs, le comité syndical a approuvé le principe de la libre circulation sur l’ensemble du réseau pour les agents de la police nationale en uniforme, ceux de la gendarmerie nationale et ceux des polices municipales, dans le périmètre des transports urbains. Aussi, afin de permettre aux policiers municipaux de sécuriser le réseau de transport en commun notamment en assurant des patrouilles dans les stations et à bord des rames du métro, Lyon a sollicité l’attribution de 100 cartes Técély de service.
Pour la vente à distance, le Sytral va d’ailleurs mettre en place un service pour la distribution de titres de transport, nommé e-Técély. Celui-ci doit être opérationnel rapidement, avant la fin de cette année. Il permettra aux clients munis d’une carte de transport Técély de recharger ses titres, soit au moyen d’un lecteur de carte à domicile, soit sur l’une des 200 bornes relais réparties sur l’agglomération lyonnaise. Une quarantaine de bornes supplémentaires sera installée auprès de partenaires que sont les mairies, universités, banques… Une convention définissant les obligations de chaque partenaire vient d’être adoptée dans cette optique. Elle repose sur les principes suivants:
– l’installation des bornes est prise en charge par le Sytral;
– la maintenance des bornes est assurée par le délégataire qui prend également en charge les frais de communication vers les bornes concernées;
– le partenaire met à disposition l’alimentation électrique de la borne et prend à sa charge les frais d’électricité pour l’exploitation des bornes;
– la durée de la convention est fixée à trois ans, renouvelable à deux reprises, soit une durée maximale de neuf ans;
– la dépose de bornes relais et de supports de signalétique associés est réalisée par le délégataire.
Le comité syndical a ainsi autorisé le président du Sytral à signer la convention avec les partenaires et Keolis Lyon, en fixant les conditions d’installation, d’exploitation et de maintenance des bornes relais de rechargement de titre de transport et de la signalétique associée. Aujourd’hui, trois partenaires se sont déjà manifestés. Il s’agit des Universités Lyon 1 et 2, mais aussi de la BNP.
Le Sytral a également approuvé les caractéristiques du programme de construction d’un nouveau parc relais de 450 emplacements, à proximité de la station Mermoz-Pinel, à l’est de l’agglomération, pour un budget de 13,6 millions d’euros HT. Il complétera les deux autres parcs relais de surface comportant respectivement 33 et 111 emplacements. Et, en complément, un stationnement vélo sécurisé, réservé aux utilisateurs des transports en commun est prévu. La mise en service de ces équipements est programmée pour la fin de 2014.
Afin de mieux desservir le nouveau quartier Confluence où est installé le nouvel Hôtel de Région, la ligne de tramway T1 sera prolongée par une double voie de 2,2 kilomètres, depuis l’actuel terminus Montrochet (Lyon 2e) à Debourg (Lyon 7e). Ce prolongement nécessitera notamment la construction d’un ouvrage de franchissement sur le Rhône et la création de quatre stations, dont celle terminus Debourg, qui sera assortie d’un pôle d’échanges. Ce projet a bénéficié d’un avis favorable faisant suite à l’enquête d’utilité publique qui s’est déroulée au printemps dernier. Il s’accompagne de diverses conventions passées, par exemple, pour l’occupation de domaines publics (port Edouard-Herriot, ville de Lyon…), le temps des chantiers.
RÈGLEMENT DE COMPTES
Suite à des audits accablants sur l’organisation et la gestion interne de la paie et du temps de travail des chauffeurs de la Corporation française de transports (CFT), gestionnaire du réseau de bus amiénois, Thierry Bonté, vice-président d’Amiens Métropole, a appelé "à une indispensable réorganisation" de la structure tout en se déchargeant de toutes responsabilités. "Amiens Métropole ne pouvait avoir connaissance des dysfonctionnements graves révélés par les audits. J’ai bien été alerté d’un certain nombre de choses bizarres mais je n’avais pas de preuves avérées ", a-t-il souligné lors d’une conférence de presse se réfugiant derrière de "graves anomalies révélées pratiquées de longue date."
UN SYNDICAT UNIQUE DANS LES ARENES
À quelques mois du lancement de son projet de billettique commune, Nîmes Métropole réfléchit à la création d’un syndicat unique des transports. Une idée qui simplifierait considérablement la gouvernance actuelle qui donne autorité aux agglomérations en matière de transport en commun, tandis que Nîmes Métropole prend en charge ce service sur le réseau urbain, les villages plus excentrés étant placés sous la compétence du conseil général via le réseau Edgard.
IL ÉTAIT UN PETIT NAVIRE
Après sa mise à l’eau fin août, le navire départemental Fromveur II assurera la desserte des îles de Sein, Molène et Ouessant dès décembre prochain. Livré au conseil général du Finistère fin novembre, ce navire mixte d’une capacité de 365 passagers, dont six places pour les personnes à mobilité réduite, a été construit par le chantier naval Piriou.
Son exploitation sera assurée par la compagnie Penn Ar Bed (groupe Keolis) qui a enregistré l’an dernier 344 640 traversées entre les trois îles et le continent, transportant 24 000 passagers. Remplaçant le Fromveur mis en service en 1977, ce bateau aura coûté 12,2 millions d’euros.
Fin septembre, le comité du Sytral* a approuvé plusieurs décisions majeures en cette rentrée marquée par le renouveau du réseau, baptisé Atoubus… le plus important de l’histoire de ce syndicat mixte!
Jean-François Bélanger
