Bonus La liste des constructeurs qui exposent à Courtrai est impressionnante et les stands ne manquent pas de curiosités plus ou moins exotiques.
RENDEZ-VOUS numéro un du secteur, tout ou presque tout ce qui se fait en matière de bus et de cars. Certains industriels sont présents en France, d’autres pourraient l’être un jour, sans oublier une catégorie qui ne s’invitera certainement jamais dans l’Hexagone. Au chapitre des têtes connues, on aura remarqué Sunsundegui. Le carrossier espagnol joue dans la cour française par l’intermédiaire de son partenariat avec Volvo qui propose l’Elegance sur son catalogue. C’est notamment le véhicule d’un client Français qui était exposé.
L’Espagne encore, avec Unvi, carrossier spécialisé dans les minis. Celui-ci compte faire de la France un de ses principaux marchés à l’export. Ainsi, il a établi un siège social à Strasbourg qui pilote notamment l’après-vente pour la France, mais également l’Allemagne et la Suisse. Deux revendeurs interviennent sur le reste du territoire pour augmenter le parc roulant. Le Compa, son véhicule phare, était de la partie à Courtrai, mais surtout le Vega GT sur base Mercedes Sprinter qui a attiré les regards avec son aménagement plus luxueux. Enfin, Unvi exposait son autobus double étage touristique dans une version hybride. Un véhicule réalisé dans le cadre d’un partenariat avec l’Anglais Alexander Dennis Limited. “Il s’agit à ma connaissance du seul autobus touristique hybride sur le marché. Nous le proposons évidemment sur le marché français où des modèles diesel circulent. Avec cette version, nous pouvons économiser plus de 30 % de carburant. Et Alexander Dennis travaille actuellement à l’amélioration du rendement des batteries qui pourrait apporter 10 % d’économies supplémentaires”, se réjouit, Alexandre Lecompte, directeur commercial.
On ne présente plus VehiXel sur le marché français. Mais la présence du Bressan à Courtrai n’avait pas pour objectif de séduire les visiteurs hexagonaux. Le carrossier a des ambitions européennes et ses résultats ne sont pas encore conformes à ses objectifs. Aujourd’hui, seule 10 % de l’activité est réalisée en dehors de la France. “Nous avons stagné car, jusqu’ici, nous ne proposions que le Cityos à l’export. Désormais, l’ensemble de notre gamme est homologué au niveau européen”, assure Dominique Trouillet, pdg de VehiXel. Son objectif n’est pas de vendre en direct sur les autres marchés mais de nouer des partenariats avec des acteurs locaux. C’est le cas en Espagne avec Indcar, et en Allemagne avec Haller. “Nous cherchons un partenaire sur le Benelux. En revanche, du fait de la proximité géographique, nous traitons directement avec la Suisse”, poursuit Dominique Trouillet. D’ici à 2015, VehiXel compte immatriculer 150 véhicules par an en dehors de l’Hexagone, soit 25 % de son activité. “Dans l’urbain, notre gamme à plancher plat pourrait bien faire la différence. Cet objectif prend en compte les versions électriques”, détaille Dominique Trouillet.
Baptisés Oreos et vendus par PVI en France, ces Cityos s’invitent sur les réseaux. Ainsi, la RATP a récemment acheté 20 Cityos diesel et 6 Oreos 2X électrique. “C’est un marché de trois ans qui pourrait se monter entre 60 et 80 unités, dont un tiers en électrique”, se réjouit Dominique Trouillet. Toujours dans le domaine de l’électrique, VehiXel devrait enfin être en mesure de commercialiser l’Aptineo Scolaire initialement présenté à Solutrans en 2009.
Les constructeurs turcs se sentent décidément bien en France. Après Temsa et Otokar, BMC fut le troisième acteur ottoman à se lancer sur le marché. Importé par le Tourangeau GBB, il a su faire sa place. Notamment avec l’Alyos, un autocar scolaire répondant bien aux attentes des transporteurs français et le Probus, un autocar polyvalent répondant selon sa configuration aux besoins allant du scolaire au tourisme. Dans un gabarit plus réduit, BMC propose également le 215 STB, un interurbain de 9,3 m et le Midilux, un 30 place à tout faire comme le décrit l’importateur. Mais sur le salon, la sensation du stand BMC donnait dans l’urbain avec une version hybride du Procity. Un modèle que GBB ne commercialisera pas en France pour le moment. “Nous abordons le marché de l’urbain que par le biais du Hawk qui nous permet de répondre aux attentes de nos clients autocaristes exploitant des lignes urbaines”, précise Julien Cezard de GBB.
Le Tourangeau faisait parler de lui dans un autre hall sur le stand Irizar. GBB est en effet actionnaire à 65 % d’Irizar Autocars France et est en charge de la commercialisation de la gamme Irizar autoportante et sur châssis Volvo. Un nouvel acteur qui réjouit notamment le Suédois qui voit dans la volonté de développement d’Irizar une possibilité d’améliorer ses statistiques de ventes hexagonales.
Arrive le temps du “vu à Courtrai” mais pas en France. Certains de ces modèles ou industriels ne viennent pas dans l’Hexagone par choix, d’autres par incapacité à produire une offre répondant aux standards français. Ainsi, le Stellae de Carsa Castrosua aurait parfaitement sa place dans le parc de nombreux transporteurs. Mais la France n’entre pas dans le développement du carrossier espagnol. Tata, au travers de sa filiale Hispano, doit-il être considéré comme un autre acteur espagnol? En tout cas, le géant indien se cache de moins en moins derrière son industriel ibérique. L’enfilade de véhicules présentés ne s’invitera pas pour l’instant sur le marché français. Tata souhaite une croissance extra-ibérique dans d’autres directions: Italie, Roumanie, Israël… Viseon avec son très élégant C12, candidat malheureux du dernier Coach Euro Test, ne manque pas de pouvoir de séduction. Mais l’Allemand n’a pas encore trouvé de partenaire suffisamment crédible sur le marché français. Il est parfaitement conscient que l’investissement nécessaire en matière d’après-vente risquerait de rendre l’opération peu profitable.
Crobus, carrossier Croate, n’ambitionne pas encore de s’exporter aussi loin de ses bases. Pourtant, son offre sur base Scania n’est pas dénuée d’intérêt. Le Chinois Golden Dragon souhaite, de son côté, entrer en Europe par la porte Allemande. Et, pour le moment, le constructeur asiatique se montre peu loquace quant à ses futurs développements et cherchait à Courtrai plus certainement de futurs distributeurs plutôt que d’éventuels clients.
Enfin, Volgabus mise clairement sur les marchés les plus à l’est de l’Europe. L’industriel russe présentait le Rhythmix, un midicar interurbain sur base Avia Ashok Leyland (Avia, industriel tchèque, est en partie détenu par le constructeur indien) qui passerait certainement inaperçu sur les routes les plus reculées de l’Inde.
Du côté des remorques spécialisées, Carspeed est venu en voisin avec sa remorque 3,5 tonnes permettant l’emport de vélos comme de bagages. Systématiquement proposée en deux essieux, elle existe en 19 m3 (26 bicyclettes) et 27 m3 de capacité (de 40 à 42 vélos).
Le graissage centralisé Groenveld s’intéresse de plus en plus aux autobus: pensez qu’il y a 12 points de graissage sur un train avant ZF RL-75 et jusqu’à 42 points sur le Phileas, développé par VDL. Cette solution automatique évite les oublis et assure une meilleure durée de vie des composants. Il suffit juste de remplir le réservoir à graisse et le système se charge du reste. Deux versions existent: le CompAlube (jusqu’à 19 points de graissage) et le TriPlus (gestion différenciée des intervalles de graissage avec trois échéances différentes). Dans le même esprit, Groenveld propose aux constructeurs l’OilMaster: un système de remplissage automatique des carters d’huile moteur qui évite à la fois les risques de manque et les trop-pleins destructeurs. Atout du système: il peut être placé dans un endroit facilement accessible. Côté pneumatiques, seul Continental a fait le déplacement mais avec une nouveauté intéressante: le Continental HSW2 Coach. Un pneu toutes positions optimisé pour le confort de roulement (bruit) et la longévité kilométrique. Particularité: il est homologué M + S et permet un usage hivernal sous nos latitudes. Il était révélé à Busworld en 315/80 R 22,5, une dimension venant compléter le 295/80 R 22,5 déjà commercialisé depuis cet été. À propos de pneus, la société allemandeVentech installe des boucles de pesage et de mesure de pression des pneus intégrant la lecture de l’état des sculptures. Il permet la mesure en roulant, ainsi que la reconnaissance des véhicules. Les 80 000 euros nécessaires à son installation (hors génie civil) font que ce système, au demeurant pertinent et utile pour la sécurité, sera réservé aux grands réseaux de bus urbains. Pour les autocaristes, Alcoa propose les jantes en aluminium forgé Dura Bright: lavables d’un seul coup de jet avec un peu d’eau savonneuse. Pour les jantes aluminium classiques, Alcoa propose des produits d’entretien permettant le nettoyage et le polissage.Q’Straint expose à Busworld deux nouvelles solutions d’arrimage pour fauteuils roulants: le Quantum en solution motorisée automatique et QM3 en solution manuelle à enrouleurs.
