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Un tram train nommé désir

Tours Plusieurs communes de la région ont élaboré un Schéma de cohérence territoriale (Scot). L’option du tram train retient toutes les attentions pour relier les territoires de l’agglomération tourangelle.

VOILÀ deux ans maintenant que le Syndicat mixte de l’agglomération tourangelle (Smat), qui regroupe 40 communes, planche sur le nouveau Schéma de cohérence territoriale (Scot) afin de dessiner le visage de Tours à l’horizon 2030. Dévoilées en octobre, les orientations de ce document devraient être approuvées dans les prochains mois pour une mise en application début 2013. Le Smat a relancé un débat sur l’étoile ferroviaire vieux de “quarante ans”, mais qui comporte pour “la première fois, un tracé concret.” Le tram train, qui circulera sur des voies de tramway et ferroviaire, permettrait de connecter le centre de Tours au réseau périurbain. Un plus pour développer l’urbanisation autour de certaines gares TER telles que Monnaie, Notre-Dame-d’Oé, la Membrolle-sur-Choisille au nord, Monts, Montbazon et Esvres-sur-Indre au sud, ou encore Ballan-Miré et Montlouis-sur-Loire. Le projet prévoit de reconstruire une gare en bonne et due forme à Fondettes, à La Riche et, plus loin, à la Ville-aux-Dames. Une halte ferroviaire au carrefour de Verdun, en lisière du Cher, ferait aussi la jonction avec le futur tramway qui entrera en activité fin 2013. Conformément aux attentes du Grenelle de l’environnement, le but du tram train “interurbain” tourangeau est de “limiter l’étalement urbain.” À Tours, et dans les communes voisines, 41 000 logements seront fournis d’ici à 2030, en ville essentiellement, et le reste “sur des terrains constructibles.” De quoi, en gros, satisfaire les besoins des nouveaux arrivants dans l’agglomération, qui dépassera, selon les prévisions, la barre symbolique des 300 000 habitants d’ici les quinze prochaines années.

RFF freine des quatre fers

En janvier dernier, la question du tram train avait refait irruption dans le débat sur les transports tourangeaux. La direction régionale du Réseau ferré de France (RFF) avait alors remis en cause, dans les colonnes de La Nouvelle République, l’éventualité de faire circuler le tram train dans l’agglomération de Tours. “Les systèmes d’interconnexion des lignes ferroviaires ne s’y prêtent pas. Il y a un coeur d’étoiles de neuf lignes et c’est très compliqué”, avait déclaré un cadre de RFF. Jean Germain, le maire de Tours et président de l’agglomération tourangelle, ne niait pas “les difficultés” mais, d’après lui, le coût du tram train est à mettre en relation avec “les avantages qu’il pourrait apporter.” Pour Christian Gatard, maire de Chambraylès-Tours et membre du Smat, s’il ne fait pas de doute que ce projet nécessite un gros effort de la collectivité pour l’électrification des lignes, son coût serait “comparable à un contournement autoroutier.” Dans le même temps, alors que le chantier de la première ligne de tramway n’en est qu’à ses balbutiements, la question de la deuxième ligne se pose déjà. Certains élus, effrayés par la conjoncture économique, souhaiteraient déjà mettre en veilleuse ce programme. En compensation, une extension de la première ligne (vers Saint-Pierre-des-Corps) et le développement de l’intermodalité (avec une multiplication des connexions avec le tram train) auront le mérite d’être plus rentables et de profiter à toutes les communes de l’agglomération.

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Auteur

  • Xavier Renard
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