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Frohe Weihnachten!

À l’heure où j’écris ces lignes, la zone Euro vient une fois de plus d’être sauvée de la crise de la dette grâce à un énième "sommet de la dernière chance". Espérons qu’il sera bien le dernier, car nous finirons par manquer de superlatif pour qualifier les prochains. Mais, diantre, quelle fin d’année! Alors que nous ne savons toujours pas si nous paierons notre ticket de métro en euros ou en francs à la rentrée, ni même si Standard & Poor’s nous laissera la possibilité d’emprunter pour s’acheter un carnet (luxe suprême), voilà qu’après la hausse de la TVA, un coup de tonnerre vient secouer l’univers des transports publics: Veolia Environnement se sépare de sa participation dans Veolia Transdev, le rejeton né de son union avec la Caisse des Dépôts à peine en âge de faire ses premiers pas. Soumis à la loi des marchés et quelque peu embarrassé par une dette conséquente, le géant "du service aux collectivités" a décidé d’abandonner son "bébé" d’ici deux ans. Ce délai est d’ailleurs peut-être la plus mauvaise nouvelle du moment pour ce groupe. Personne ne conteste son savoir-faire, mais sa taille provoque depuis quelques mois chez les élus en charge du transport un regain de méfiance face à une entreprise jugée, à tort ou à raison, hégémonique dans son domaine de compétences. Le fait que ces mêmes autorités organisatrices s’interrogent désormais sur l’identité du futur copilote ne va pas arranger les affaires des équipes de Veolia Transdev. Avec un léger recul, on est en droit de douter un peu de cette union "promise à brillant avenir" le 4 mars dernier, date officielle de sa présentation sur les fonts baptismaux. D’un côté, la Caisse des Dépôts, bras armé de l’État en matière d’investissements financiers sur le long terme; de l’autre, un groupe coté qui, par nature, raisonne en bilans trimestriels. Une cohabitation difficile pour deux philosophies aussi divergentes, prédisaient les pessimistes. Ils avaient raison. Espérons que les mêmes n’attachent pas foi aux prédictions qui font du 12 décembre 2012 la date de l’apocalypse. Sinon, ce sont les dernières bonnes fêtes de fin d’année que je vous souhaite ici… Jusqu’à quand nous rappelerons nous de 2011?

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Auteur

  • Pierre Cossard
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