Newsletter S'inscrire à notre newsletter

Magazine

Des Voyages Fayard à Iséobus, parcours d’un investisseur atypique

Jean-Pierre Fayard, transporteur et voyagiste bien connu de la Drôme, a investi en janvier 2011 dans l’entreprise Iséobus. Choix stratégique de complémentarité ou investissement “patrimonial”?

À l’origine, c’est un concours de circonstances”, Jean-Pierre Fayard connaissait Erwan Ostins de la société Iséo grâce à Executive Coach Service, une société commune créée en 2008 où l’expérience des Voyages Fayard dans l’exploitation d’autocars se conjugue avec le savoir-faire technique d’Iséobus. “Quand ils ont eu leurs difficultés financières, Erwan est venu me voir”, explique l’investisseur.

Des problèmes financiers liés à une mauvaise gestion du calendrier des fabrications avec une hausse des charges et des impayés de clients. Ce voyagiste investisseur avoue sans ambages: “Si je perds Iseobus, je peux faire une croix sur Executive Car Service”. Ajoutons que Voyages Fayard est également cliente d’Iséobus et la boucle est bouclée. L’engagement financier dans Iséobus est donc autant pragmatique qu’affectif. Ce dernier point ne doit pas être sous-estimé car Jean-Pierre Fayard reconnaît que le savoir-faire d’Iséobus est exceptionnel. Il rachète l’intégralité des parts sociales avec Erwan Ostins en janvier 2011 et s’engage à reprendre le passif dans le cadre d’un plan de continuation. Au sein de cette nouvelle organisation, un directeur opérationnel a été nommé: Éric Vial. Il assure toute la partie financière et la direction opérationnelle tandis qu’Erwan Ostins se consacre au commercial et au développement. “Iseobus vole de ses propres ailes, la seule contrainte juridique et légale est le suivi par un administrateur judiciaire pour vérifier les échéances de remboursement du passif”, explique Jean-Pierre Fayard, qui avoue qu’après avoir développé et dirigé les Voyages Fayard l’engagement dans Iséobus est un beau défi. L’animation qui règne dans les ateliers lors de notre visite prouve que l’activité est bien là. Mais pas à n’importe quel prix. “Un des enjeux d’une saine gestion, c’est aussi d’apprendre à dire non”, conclut-il. La préservation d’un savoir-faire unique en France est à ce prix.

Retour au sommaire
Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format