Newsletter S'inscrire à notre newsletter

Magazine

Valence pique un phare

Promotion Valence Romans Déplacements regroupe 39 communes drômoises, soit quelque 210 000 habitants. L’AO lance un gros coup de pub pour valoriser les transports avec l’appui de la CTAV (groupe Veolia Transport), l’exploitant valentinois.

NOUS souhaitions attirer l’attention, principalement de ceux qui n’utilisent pas encore les transports en commun, avec une initiative visible, légèrement décalée et décoiffante, afin de favoriser la mobilité dans l’agglomération”, justifie Julien Michelon, directeur général de l’autorité organisatrice Valence Romans Déplacements. Le 16 décembre au soir, à un moment où la nuit tombe vite et le jour se lève tard, une équipe de techniciens a remplacé les quelque 800 néons blancs situés à l’intérieur des bus par des néons rouges, verts, bleus… Imaginez la surprise des voyageurs à l’ouverture du service, le lendemain matin, à l’aube. Un peu à l’image des BHNS équipés d’un toit panoramique, éclairés de bleu la nuit, les couleurs se reflètent et se fondent différemment à l’intérieur des habitacles créant des ambiances lumineuses contrastées, inédites dans ce type de véhicules. Surprise aussi des automobilistes côtoyant ces bus ainsi éclairés. “Car l’idée est bien d’interpeller les non-utilisateurs des transports en commun par des événements inédits, pour les inciter au moins à tenter une fois l’expérience des transports en commun”, poursuit Julien Michelon. Dans le même ordre d’idée, le Pôle bus, situé en plein centre-ville, invite les voyageurs en se parant d’un trompe-l’œil, qui représente un intérieur chaleureux, décoré et illuminé. Ce site, fréquenté au quotidien par environ 10 000 personnes, représente l’un des éléments emblématiques du réseau exploité par la CTAV. Cette initiative a démarré en même temps que les Fêtes des lumières de Valence. “Mais elle perdure bien au-delà, compte tenu de l’intérêt que nous ont témoigné autant les usagers du réseau que les non-usagers”, se réjouit Julien Michelon.

Lumière sur les transports en commun

Cette initiative s’inscrit dans le plan de développement des transports en commun, qui a suivi la restructuration du réseau intervenue en 2008. Elle accompagne aussi une dynamique qui profite des nombreuses opérations commerciales qui ont fini par séduire peu à peu les habitants. Ce projet a permis une augmentation sensible de la fréquentation: plus d’une personne sur trois se déplace désormais en transport en commun sur l’agglomération valentinoise. Depuis septembre 2009, le nombre d’abonnés n’a cessé de croître, passant de 12 000 à 15 400, soit une augmentation de près de 30 %. Aujourd’hui, on évalue à 36 000 le nombre de personnes qui ont fait le choix des transports en commun, à Valence. L’une des caractéristiques peut-être la plus remarquable de cette opération “technicolor” réside dans la modestie de son coût. “Bien sûr, sans chiffrer le travail de nos équipes, l’investissement s’est limité à 16 500 euros”, avoue Julien Michelon. Ce chiffre se décompose à hauteur de 3 500 euros pour l’achat des néons, 7 000 euros pour la rénovation et la décoration du Pôle bus, et 6 000 euros pour l’habillage des bus. Ramené au nombre declient, le montant est donc d’environ 45 centimes par usager, “un coût modeste pour capter l’attention des habitants, valoriser nos voyageurs et renforcer le lien social dont les transports en commun sont l’un des vecteurs”, pense Julien Michelon.

EXPRESS

LYON

ÉLARGISSEMENT DU PÉRIMÈTRE OÙRA

Sytral, autorité organisatrice des transports de Lyon et de son agglomération, vient d’approuver la convention-cadre relative à la mise en œuvre et au fonctionnement de la carte multimodale OuRà, un titre de transport unique qui permet de se déplacer sur les réseaux partenaires du territoire de la région Rhône-Alpes. Suivant les modalités de répartition financière proposée, le Sytral prend en charge 7,95 % de l’investissement et 13,24 % de son fonctionnement. Cela correspond à une dépense de près de 500 000 euros pour les neuf années de durée de la convention, soit en moyenne l’équivalent de 52 000 euros par an. Ceci en vue de l’acquisition d’un système billettique mutualisé. Ce montage tient compte de l’élargissement du périmètre partenarial (14 nouvelles autorités organisatrices de transport volontaires, en plus des 13 initiales) et du périmètre fonctionnel du projet. Par ailleurs, ce même comité syndical a adopté le budget primitif 2012. Celui-ci s’équilibre à 1,178 milliard d’euros, marqué par des investissements de l’ordre de 300 millions d’euros. Enfin, le comité syndical approuve le Plan de déplacements d’entreprise (PDE) signé dans un premier temps avec les agents de la direction régionale de la SNCF. Au nombre de 400 salariés, ceux-ci ne disposent que de 4 places de parking. Ils pourront bénéficier du titre annuel City Pass Professionnel, au tarif de 552,2 euros par an.

Jean-François Bélanger

PYRÉNÉES-ATLANTIQUES

BIENTÔT DES LIGNES INTRA-URBAINES?

Suivant l’exemple du voisin oloronais qui a lancé son minibus en 2011, la ville béarnaise d’Orthez planche activement sur la possibilité de créer ses propres lignes intra-urbaines. Dans le cadre de la révision du plan local d’urbanisme, qui devrait s’achever en 2012, l’autorité organisatrice de la ville d’Orthez travaille actuellement sur l’opportunité de créer ses propres lignes intra-urbaines. Envisagée pour la première fois au sein du projet d’aménagement et de développement durable présenté en 2011, la création d’une navette urbaine vise notamment à encourager les pratiques alternatives à l’automobile. En parallèle, un budget annexe pour les transports a déjà été prévu pour une expérimentation lancée durant l’été 2011 avec des minibus de neuf places intervenant en renfort de la flotte municipale. Une initiative dont l’objectif est de réaliser une évaluation des besoins et l’organisation des futures dessertes. Pour l’heure, les premières remontées de cette démarche ont déjà exclu la piste d’une liaison interquartiers sans possibilité de stationnement près d’un service public ou de commerces. Conclusion: il faudra des points de chute attractifs, comme la mairie, l’hôpital ou les grandes surfaces…

Retour au sommaire

Auteur

  • Jean-François Bélanger
Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format