Travaux Le 12 janvier 2012 à l’occasion de ses vœux à la presse, Hubert du Mesnil, président de Réseau ferré de France, a mis en avant les efforts de modernisation des voies et du réseau avec 3,4 milliards d’euros investis cette année, un montant équivalent à celui de 2012.
LES CHIFFRES donnent le vertige. 17 milliards d’euros seront investis par Réseau ferré de France (RFF) d’ici à 2017 notamment pour la construction de quatre LGV
Même si RFF a dégagé en 2011 un résultat opérationnel de 1,5 milliard d’euros avec un résultat net qui devrait être légèrement positif, ces efforts de modernisation et de développement ne sont pas sans effets sur l’évolution de l’endettement, passé à 28,6 milliards d’euros à la fin de 2011 (+ 4,37 %).
S’ajoute la “dégradation” de RFF par Standard & Poors, de AAA à AA +, survenue le 17 janvier comme celle d’autres entreprises publiques. Elle “n’impacte pas les péages 2012 et 2013 et ne devrait pas avoir d’impact immédiat pour RFF, compte tenu du niveau actuel des taux d’intérêts. Cette évolution du contexte macro-économique de RFF justifie toutefois une vigilance accrue sur le montant de ses recettes et de ses dépenses à venir”, estime-t-on chez RFF. En ajoutant que “RFF détient un large actif ferroviaire tangible qui lui procure des revenus robustes et de long terme [Aussi] l’appétit des investisseurs pour la signature de RFF ne s’est pas démenti dans la période récente”.
Côté “production” de sillons, la croissance générale de l’année 2011 qui atteint 3 % est liée à la dynamique de l’offre voyageurs (+ 4,5 %) compensant la poursuite de la chute du fret (− 3,6 %) et la baisse continue de sa part dans l’ensemble des sillons.
Autre événement majeur de 2012, l’évolution de la gouvernance du système ferroviaire. Conformément au souhait de Nathalie Kosciusko-Morizet le 15 décembre 2011 lors de la cloture des Assises du ferroviaire, la Direction des circulations ferroviaires (DCF) devrait se rapprocher “fonctionnellement et physiquement” de RFF afin de mettre en place un gestionnaire de réseau de “pleine compétence”.
D’autres étapes sont à venir. Pour Hubert du Mesnil, elles viseront à la “recherche d’une solution originale pour l’avenir tendant à unifier la gestion des infrastructures entre RFF, DCF, SNCF et Gares et Connexions”. Dans cette optique, RFF et la SNCF devraient, au printemps 2012, remettre au gouvernement un projet opérationnel d’unification du réseau ferré national. Projet aux compatibilités à mettre en regard avec les deux options exposées lors des Assises du ferroviaire. Séparation totale, RFF coiffant DCF et maintenance, la SNCF s’occupant du transport mais pas forcément de la gestion des gares. Une holding à “l’allemande” dans lequel le groupe SNCF gère maintenance et circulations. Dans tous les cas, sous la houlette de l’Etat avec l’Araf et l’EPSF.
Nîmes-Montpellier, Sud-Europe Atlantique, Bretagne-Pays de la Loire et LGV Est deuxième phase. Les trois premières réalisées en concession ou en PPP, la dernière en maîtrise d’ouvrage direct RFF.
UN TGV ROULANT À 500 KM/H
Une année 2012 à grande vitesse pour la Chine.
Le pays a en effet dévoilé le 23 décembre 2011, à Qingdao, dans l’Est du pays, un prototype de TGV, le CRH500, pouvant atteindre les 500 km/h. Le concepteur du train, la société publique CSR, a cependant précisé que cette vitesse ne serait pas atteinte lors de son exploitation commerciale. La forme du véhicule est pour le moins originale et symbolique, puisqu’elle est inspirée de la forme d’un sabre chinois. Les matériaux utilisés, un plastique renforcé de fibres de carbone et magnésium permettant de réduire le poids du train, sont également novateurs. Pour l’heure, aucune date n’a été précisée quant à sa mise en service.
TROIS GAMMES DE TARIFS AU CHOIX
En attendant la publication de ses résultats financiers de 2011, Thalys a déjà dévoilé une nouvelle gamme tarifaire enrichie de trois formules. Objectif: améliorer la lisibilité de son offre commerciale.
Se positionnant sur une clientèle avide d’une liberté de choix maximale, l’offre Flex propose des tarifs allant de 141 euros pour un Paris-Bruxelles, 205 euros pour un Paris-Amsterdam à 169 euros pour un Paris-Cologne. De son côté, l’offre Semi-Flex combine deux catégories de prestations à partir de 59 euros pour un trajet Paris-Bruxelles, 79 euros pour un Paris-Amsterdam et 69 euros pour un Paris-Cologne. Enfin, pour les plus économes, la gamme No-Flex propose des voyages à partir de 35 euros pour un Cologne-Amsterdam ou Bruxelles à partir de 29 euros. Seul hic: toute réservation est définitive.
