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Huis clos

Chaque jour qui passe, l’ensemble des acteurs de la mobilité espère que cette activité, stratégique pour la fluidité de notre société, va s’inscrire une bonne fois pour toutes dans les programmes de campagne de nos braves candidats au poste suprême. Et personne ne ménage sa peine pour activer les réseaux, organiser des débats, mettre en avant les quelques partis politiques qui se sont dotés de propositions en la matière, et tenter de faire réagir les autres. Tout le monde y va de bon cœur, Bus & Car en premier, comme dans ce numéro, pour dresser des bilans et tenter d’éclairer le chemin qui reste à parcourir. Et pourtant, chaque jour qui passe nous ramène aux limites de notre univers. Cette civilisation est justement devenue tellement fluide, que notre secteur de prédilection n’est sous les feux de la rampe que lorsqu’un maillon se brise ou se grippe. Accidents, chutes de neige, pannes, grèves ou pollution sont malheureusement à peu près les seuls angles sous lesquels sont abordées les problématiques du transport au regard du grand public. Pire, lorsqu’un candidat s’exprime sur le sujet, il adopte bien souvent une posture plus empreinte d’idéologie que de rationalisme. Tout ferré! Tout propre! Haro! sur le gazole trop polluant! Autant de propos trop éloignés de la réalité du terrain pour crédibiliser la suite du discours. Si personne ne peut vraiment en vouloir à NKM d’ignorer le tarif du ticket de métro – même si les transports étaient du ressort de son ministère –, l’anecdote est symptomatique. Car le voyageur, lui, sait très bien combien lui coûte au quotidien ce fameux ticket, de même qu’il n’ignore rien de la flambée des cours du carburant. Certains ont beau lui dire de faire jouer la concurrence en allant faire le plein là où le litre est moins cher ("qu’ils mangent de la brioche!", auraient dit certaines en leur temps), il est plus que probable qu’à terme, il se retournera vers les transports publics pour la majorité de ses déplacements. Et là, il faudra bien se confronter à la réalité des moyens mis en œuvre, des coûts, des tarifs et du financement. Toutes ces petites choses qui semblent aujourd’hui sans importance à ceux qui brassent les "valeurs" et les promesses, mais qui font la réalité quotidienne des usagers, des opérateurs et des élus en charge de ce dossier.

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Auteur

  • Pierre Cossard
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