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L’exercice de l’État

La dernière ligne droite est en vue! D’ici moins d’un mois nous saurons enfin qui s’installera à l’Élysée. Il était temps. À l’heure où j’écris ces lignes, la campagne traîne en longueur et les candidats se tirent dessus à boulets rouges, au risque de lasser leur électorat. Passée la collection de "bons mots" ou de "petits mots", et les promesses qui n’engagent que nous, nous resterons tout de même un peu sur notre faim en matière de transport public. Non pas que les dix candidats n’aient pas réfléchi à certains des sujets qui nous préoccupent – comme vous pourrez en juger dans notre dossier Présidentielle 2012, p. 6 – mais aucun n’a cependant estimé pertinent d’en faire vraiment étalage dans l’un ou l’autre des grands rendez-vous populaires organisés ces dernières semaines. On attendait les Verts au tournant dans ce domaine. Mais avec 2 % d’intentions de vote dans les sondages, la voix de Mme Joly ne chante plus guère qu’au sein du cercle des amis qui lui restent. C’est bien dommage, car les choix à faire dans les cinq années à venir seront lourds de conséquences. D’ailleurs, les grands opérateurs l’ont bien compris. La campagne de séduction de la SNCF, lancée à l’aube d’une véritable ouverture à la concurrence du rail voyageurs, n’est pas innocente. Tout comme sa volonté de sortir de sillons trop étroits pour se lancer sur les routes. Du côté des autorités organisatrices de transport, on attend quelques réponses à des questions aussi fondamentales que celles du financement et de la gouvernance. Au fond, l’enjeu est à la fois simple et essentiel: le prochain président et son assemblée auront à porter un nouveau modèle d’organisation des transports publics pour l’Hexagone. La Loti a vécu, beaucoup en ont conscience. Sous la pression des besoins qui augmentent et des moyens qui diminuent, la structure s’est doucement fissurée au fil de l’étalement urbain, du développement exponentiel des bassins d’emplois et des crises économiques ou pétrolières à répétition. Rien ne sera plus comme avant, tout le monde doit s’y faire, et surtout s’y préparer. Le prochain gouvernement, quelle que soit sa couleur, aura donc à gérer cette mutation. Le futur ministre des Transports devra inscrire son action dans le cadre d’une vision à long terme, et "rêver" un transport intermodal, économique, écologique, accessible, etc. Vaste programme.

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Auteur

  • Pierre Cossard
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