Infrastructures Dans ce chapitre, deux camps s’affrontent: les partisans d’une vision à long terme et ceux d’un pragmatisme à brèves échéances.
DE TOUT temps, la problématique des infrastructures a fait l’objet de moult avertissements, rapports et critiques. Tantôt structurant, tantôt gadget et souvent accusé d’encourager l’utilisation de la voiture au détriment des transports collectifs, sa simple évocation soulève des prises de positions parfois fiévreuses. Au sein des programmes des candidats, cette périlleuse question conduit à des réponses pour le moins divergentes mais globalement prudentes. Incontournables pour définir une stratégie et impulser une dynamique à la politique des transports à long terme, ces projets sont aussi de grands consommateurs d’investissements, particulièrement difficiles à dénicher par temps de crise économique.
Comment envisagez-vous de permettre aux collectivités de continuer à pouvoir recourir à l’emprunt? Voici un exemple de questions soumises aux challengers par l’Association des maires de France (AMF) fin février dernier. "Nous estimons nécessaire que chacun fasse connaître ses intentions sur l’organisation territoriale de notre pays", souligne l’association.
Prioriser les projets du Schéma national des infrastructures de transport (Snit).
Phaser les projets du Schéma national des infrastructures de transport (Snit).
Arrêt des super infrastructures.
Réévaluation de la pertinence de la liaison à grande vitesse Lyon-Turin.
Déterminer des priorités entre la construction de nouvelles infrastructures, la maintenance et la modernisation des réseaux ferrés existants.
Mise en place d’une loi de programmation pluriannuelle de financement des investissements, de la maintenance et de l’exploitation des infrastructures, notamment ferroviaires, assortie d’un rapport annuel sur sa mise en œuvre.
Renationalisation des autoroutes, qui se sont transformées en rente sans concurrence pour des entreprises privées et baisse des péages pour les autoroutes amorties.
