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La LGV Bretagne / Pays de la Loire

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La LGV Bretagne / Pays de la Loire

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LE PROJET de ligne nouvelle Bretagne-Pays de la Loire, dont les travaux de génie civil sont lancés fin 2012, prend naissance près de Connerré, 16 km à l’est du Mans, où l’actuelle LGV Atlantique rejoint la ligne classique Paris-Le Mans. Elle emprunte ensuite des emprises déjà réservées lors de la construction de la LGV Atlantique en 1989 pour contourner l’agglomération mancelle par le nord. À La Milesse, la LGV croise la ligne Le Mans-Laval-Rennes puis s’infléchit vers le sud, parallèlement à l’A11, une courte bifurcation vers la ligne Le Mans-Nantes étant prévue au nord de Sablé. Au-delà, le tracé vers la Bretagne remonte vers le nord et franchit la ligne classique Le Mans-Rennes au niveau de Louverne, à l’est de Laval. La préfecture de la Mayenne est contournée par le nord le long de l’A81, la ligne classique Le Mans-Rennes étant de nouveau franchie à l’ouest de la ville. Après Laval, la LGV Bretagne se cale au long de l’A81 puis de la RN 157 et passe au sud de Vitré. Le raccordement final à la ligne classique Le Mans-Rennes est réalisé aux abords de Cesson-Sévigné dans l’agglomération rennaise, 11 km à l’est de la gare de Rennes.

Au total, 225 km de ligne nouvelle sont à construire pour un coût de 3,4 milliards d’euros*, y compris les raccordements. S’ajoutent 47,5 millions d’euros pour la “virgule de Sablé” qui raccordera sur 3,6 km les branches Rennes et Sablé permettant des liaisons Rennes-Angers, Angers-Laval et Nantes-Laval sans passer par Le Mans, avec des gains de temps de trajet de 1 h à 1 h 15. Ces gains seront très significatifs sur les parcours Paris-Rennes effectués en 1 h 28 (− 37 minutes) et Paris-Laval en 1 h 15 (− 22 minutes). Plus minimes sur Paris-Nantes et Paris-Angers (− 8 minutes) en raison de la moindre longueur de ligne nouvelle et de l’existence de sections équipées pour des vitesses maximales comprises entre de 200/220 km/h sur Sablé-Angers-Nantes. L’augmentation de clientèle attendue serait de deux millions de voyageurs par an sur les deux régions.

Dont un tiers issu des collectivités territoriales, un tiers provenant de l’État et de Réseau Ferré de France et un tiers d’Eiffage dans le cadre d’un partenariat public privé de vingt-cinq ans avec Eiffage.

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