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Transport cool avec Taxicol

Véhicule du futur Ni taxi ni bus ni tramway, mais un peu tout cela à la fois. Taxicol est un nouveau concept de transport urbain non polluant. Régis Coat, son créateur, assure que ce petit bijou est capable de passer de 22 à 110 places, qu’il circule avec ou sans conducteur. Un prototype sera présenté au Salon de l’automobile de Genève en 2013. Pleins phares sur ce véhicule futuriste.

QUEL moyen de transport non polluant passe de 22 à 110 places et avance avec ou sans chauffeur? Le Taxicol. Inventé par Régis Coat en 2011 et développé par les sociétés Exid Assistance aux Projets, AAA-Ingénierie et Style & Design, ce véhicule d’un genre nouveau a été récompensé le 25 janvier par le conseil général des Yvelines, au sein de l’appel à projets Véhicules Intelligents? Ville du futur? Les 471 000 euros remportés à cette occasion permettront de financer en partie l’élaboration d’un prototype qui sera présenté à l’occasion du Salon de l’automobile de Genève en 2013.

Un petit véhicule propre, modulable et performant

Le Taxicol se compose de modules motorisés de 22 places chacun qui peuvent se lier entre eux par chaînage électromagnétique. En clair, ils sont capables de se suivre grâce à un aimant. L’intérêt? Ce procédé permet de faire évoluer le nombre de places disponibles en fonction des besoins au fil de la journée. En heure de pointe, un Taxicol de taille maximale (composé de cinq modules) peut ainsi proposer jusqu’à 110 places. En heure creuse: 22 places. Chaque module ressemble à un minibus de 2 m de large sur 5,5 m de long aux allures futuristes. Fonctionnant uniquement à l’énergie électrique, leur moteur est équipé d’un prolongateur au bioéthanol qui permet d’augmenter l’autonomie. Ils peuvent ainsi rouler sur une distance de 210 kilomètres sans être rechargés et atteindre une vitesse de 90 km/h. Pour l’ouverture des portes, la lumière, le chauffage, l’air conditionné et le multimédia, l’alimentation est assurée par des cellules photovoltaïques situées sur le toit des véhicules. Autre particularité: le Taxicol peut transporter des voyageurs sans conducteur et passer ainsi en mode automatique utilisable sur voie spécifique. Comment? Grâce à un système de guidage par géolocalisation et boucles radios qui permet au Taxicol de se déplacer en suivant un simple trait peint sur la route. Cerise sur le gâteau, chaque petit véhicule est capable de s’écarter de son chemin initial si quelque chose vient perturber son itinéraire (une grosse branche d’arbre, par exemple). “En cas d’obstacles, le Taxicol s’arrête, contacte le PCC (poste de commande centralisé, ndlr), qui le fait sortir de son chemin”, explique Régis Coat. Au niveau de la sécurité, notamment lors de la conduite en mode automatique, il est prévu que le Taxicol soit équipé de capteurs de détection d’obstacles et de présence, à l’avant, ainsi que sur les côtés. Pour éviter que le silence de ce véhicule électrique ne devienne une source de danger, “un bruiteur est prévu”, assure avec enthousiasme son créateur.

Confort et accessibilité au service du voyageur

Ambiances lumineuses s’adaptant aux moments de la journée, ionisateur et barre de maintien en cuivre (antibactérien naturel)… Dans le Taxicol, la technologie épouse le confort de l’usager. Et les personnes à mobilité réduite n’ont pas été oubliées. “Des emplacements et moyens d’accès spécifiques ont été prévus”, raconte son créateur. Les modules sont aussi équipés de portes de chaque côté afin de favoriser les dessertes.

Un ascenseur horizontal

Entre autres perspectives d’utilisation, le Taxicol pourrait à terme proposer un service de transport à la demande innovant qualifié d’“ascenseur horizontal”, par Régis Coat. En effet, tout comme dans un ascenseur, où l’on appuie sur un bouton pour se rendre à l’étage désiré, il pourrait être possible d’envoyer une demande au Taxicol via son smartphone pour que celui-ci se rende directement à l’arrêt désiré. Un module, notamment en heures creuses, préviendra alors l’usager de son heure d’arrivée. Autre idée pratique, “on peut imaginer plusieurs petits dépôts disposés tout au long de la voie, ce qui permettrait à certains véhicules d’être programmés pour rentrer directement après leur service”, indique le créateur.

Combien ça coûte?

Moins cher et plus modulable qu’un tramway (puisqu’il peut notamment s’écarter de sa voie et donc éviter les obstacles), le Taxicol semble convenir aux villes moyennes, mais il pourrait aussi être utile aux capitales en tant que moyen de transport complémentaire. “À Paris, par exemple, le Taxicol serait intéressant pour les liaisons transversales en complément au tramway”, indique Régis Coat. Son coût est également compétitif: 200 000 euros pour un module seul, “2 à 5 millions d’euros par kilomètres, contre 25 millions pour le tramway, et le coût d’installation des infrastructures en site propre est équivalent à celui d’une piste cyclable”, peut-on lire dans un communiqué. Ces multiples avantages ont déjà suscité la curiosité. “On a une manifestation d’intérêt d’un pays asiatique”, indique Régis Coat, sans s’étendre davantage. Pourtant, aux yeux du créateur, c’est au Salon de l’automobile de Genève où le prototype sera dévoilé que tout va se jouer. “Pour avoir plus de personnes intéressées, il faut d’abord qu’il y ait un démonstrateur. On n’est pas crédible sans”. La suite en 2013, donc.

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Auteur

  • Shahinez Benabed
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