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S’il ne doit en rester qu’une!

Les portes du Salon Transports Publics 2012 à peine refermées, quels enseignements tirer de ces trois jours? La présence de deux ministres – une première – et de la présidente du Medef dans les allées du hall 1 de la Porte de Versailles ont donné à cette manifestation une ampleur qui ne trompe personne. Le transport collectif « à la française » est bien une des dernières industries de pointe qui nous reste. Qui plus est, dans un monde où, par la force des choses, économiques autant qu’écologiques, il faudra sans doute un jour laisser nos voitures au garage, voire au musée, les transports publics représentent immanquablement une voie d’avenir.

Novateurs en matière technologique autant qu’organisationnelle, ils sont aujourd’hui devenus un recours, et un moteur. Je ne reviendrai pas ici sur le vivier d’emplois qu’ils représentent, mais chacun sait, et le gouvernement en place plus que tout autre, que la croissance de ce secteur contribuera à son niveau à freiner un tant soit peu la dramatique augmentation du nombre de demandeurs d’emplois dans le pays.

Quelques beaux fleurons parmi les opérateurs – dont la valeur a bien été reconnue par Frédéric Cuvillier, le ministre délégué aux Transports – sont aussi là pour rééquilibrer quelque peu la balance commerciale de la France, en exportant un savoir-faire très couru, et finalement pas toujours facile à copier.

Pour que le nectar soit véritablement délicieux, il faudra encore que le nerf de la guerre ne vienne pas à manquer, et que la gouvernance de l’ensemble soit véritablement en adéquation avec les possibilités du secteur, et les attentes de la clientèle. Or, question finance, les temps sont durs du côté des autorités organisatrices. L’État l’a bien compris qui, s’il ne peut pas tout, a au moins garanti, par la voix de Nicole Bricq, le lancement d’un troisième appels à projets en matière de transports en commun en site propre. Côté gouvernance, même si tous ne sont pas encore totalement d’accord sur la future articulation administrative des transports, le prochain acte de la réforme des collectivités verra bien ces derniers en bonne place dans les textes. Sont pour l’instant en attente le projet de loi sur les lignes routières nationales porté par le précédent gouvernement et la libéralisation des TER et TET. Le bon sens voudrait que ces deux évolutions plutôt attendues ne soient pas laissées de côté.

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Auteur

  • Pierre Cossard
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