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Le Stif dévoile son trio gagnant

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Le Stif dévoile son trio gagnant

Crédit photo Diane-Isabelle Lautrédou

Conseil d’administration Le Stif * a validé la poursuite de trois chantiers du plan de modernisation du RER A, l’octroi de ressources financières supplémentaires pour renouveler le parc de bus, et le début de l’analyse de la concertation publique à propos de la mise en service des navettes fluviales Voguéo.

NOUVEAU point d’étape pour le Syndicat des transports d’Île-de-France (Stif) dont le conseil d’administration s’est réuni le 6 juin dernier à Paris avec trois sujets brûlants à l’ordre du jour. Si, lors de sa dernière séance en avril dernier, l’accent avait été mis sur le développement de capacités de transport supplémentaires, les renouvellements de contrats des opérateurs, cette fois, c’est le plan de modernisation du RER A, la rénovation des équipements et le projet de navettes fluviales Voguéo qui ont largement monopolisé l’attention des cadres de l’autorité organisatrice.

Le "cas" RER A

Parmi les liaisons les plus fréquentées d’Europe, la ligne A du RER francilien fait actuellement l’objet d’un schéma directeur spécifique dont le contenu a été examiné de près par le Stif. “Ce document de référence permet d’engager la mise en œuvre d’une série de mesures à court, moyen et long termes, conjuguant l’exploitation, la maintenance et l’investissement”, résume le compte rendu du Stif. Un programme qui doit relever plusieurs challenges comme le renforcement des performances de la ligne par le biais de l’augmentation de la capacité d’accueil, la suppression des points de fragilité d’exploitation, ou la gestion des situations perturbées. Assorti d’une enveloppe de 630 millions d’euros d’investissements pour l’infrastructure, et de 240 millions d’euros pour le matériel roulant, ce plan impose également un certain nombre de mesures à court terme, encourageant l’exploitation commune de la ligne entre la RATP, la SNCF et Réseau ferré de France (RFF). “À terme, la création d’un centre de commandement unique est envisagée”, assure le Stif. D’ici là, les deux opérateurs sont priés de mettre en place toutes les conditions d’organisation et de configuration des installations préalables à la suppression de la relève systématique des conducteurs à Nanterre Préfecture, envisagée par l’autorité organisatrice. Sur le terrain, ces actions se traduiraient par une homogénéisation de la vitesse des trains afin de fluidifier les parcours et de garantir le respect des horaires, l’expérimentation d’un outil de maîtrise des temps de stationnement mais, surtout, par l’introduction d’un dispositif de “pilotage automatique” sur le tronçon central. Autre incontournable pour le Stif, l’information voyageurs hérite elle aussi d’un plan d’attaque quasi chirurgical avec le remplacement de 500 écrans dans les gares RATP d’ici l’an prochain, la SNCF s’étant déjà collé à l’exercice pour 310 de ses écrans Infogare entre 2009 et 2010.

Investir dans les bus

Décidant d’une “rallonge” de 163 millions d’euros de son budget pour l’année 2012, le Stif table désormais sur une capacité d’investissement d’un peu plus de 640 millions d’euros. Ces ressources seront injectées dans plusieurs programmes, dont certains, comme le renouvellement des trains et RER ou l’équipement en système d’anti-enrayage pour les trains du RER D, sont déjà engagés. En dehors de ces actions, le Stif a également prévu de subventionner l’acquisition de 400 bus neufs et davantage capacitaires à la RATP, soit 10 % du parc du transporteur. “Ces acquisitions permettront d’assurer le besoin en matériel pour la restructuration de lignes de bus exploitées par la RATP notamment à l’occasion de l’arrivée du T2 au pont de Bezons”, rappelle l’autorité organisatrice. Montant de l’opération: 11 millions d’euros portant à 27 millions d’euros le budget “fonctionnement” pour 2013. Une assise confortable qui laisse présager d’autres aménagements en terme de flotte. “Une forte augmentation de l’offre bus interviendra dans les mois à venir”, projette le Stif. Côté réseau, les six premiers mois de l’année ont été marqués par la déclaration d’intérêt général du projet de Transport en commun en site propre (TCSP) Massy-Saclay entre l’école Polytechnique et le Christ-de-Saclay, succédant aux deux enquêtes publiques menées au début de l’année. Passée cette nouvelle étape, le début des travaux visant à mettre sur pied cette ligne d’une longueur de 6,5 km et dix stations a donc été fixé à 2013 pour une entrée en service attendue fin 2015. “Une première section du site propre est mise en service en 2000 entre la gare RER de Saint-Quentin-en-Yvelines et Magny-les-Hameaux tandis qu’une seconde entre la gare de Massy-Palaiseau et l’École Polytechnique a vu le jour en avril 2009”, précise le Stif.

Voguéo dans le grand bain

Dernier dossier à l’ordre du jour du conseil, le projet de mise en place de trois lignes de navettes fluviales traversant 12 communes et desservant 31 escales, plus connues du grand public sous le nom Voguéo. Tirant un premier bilan de la concertation publique qui s’est déroulée du 23 janvier au 3 mars 2012, et recueillant 4 000 contributions. À la lecture de ces avis, deux camps s’affrontent: ceux qui plaident en faveur de cette nouvelle offre de mobilité et ceux qui n’en voient pas l’intérêt. Si l’un des commentaires salue une “portabilité du pass Navigo très appréciable pour les usagers”, un autre internaute s’inquiète d’une troisième ligne qui “doublonne avec le T2”, tandis qu’un autre regrette des “durées de trajets très longues et des fréquences peu adaptées, comparés aux autres modes de transports en communs tels le bus ou le métro.” Enfin, la question de l’accessibilité semble encore en suspens, là où la tarification fait déjà débat: “Je n’ai pas de carte Navigo remboursée à 50 % par l’employeur, et quand je prenais Voguéo je ne pouvais voyager « gratuitement » et devais payer 3 euros le trajet, ce qui est plus du double du prix d’un ticket de métro!”, s’indigne cet internaute.

Syndicat des transports d’Île-de-France

Ça roule pour les transports collectifs

Dressant un bilan du marché du transport collectif de voyageurs, l’étude annuelle du Commissariat général au développement durable (CGDD) a été publiée le 15 juin 2012. Bonne nouvelle: avec trois milliards de kilomètres au compteur en 2011, la distance parcourue par les autobus et les autocars continue de grimper, preuve que le secteur a toujours la forme. Avec 25 130 véhicules en service, le parc d’autobus a parcouru 982 millions de kilomètres en 2011. Côté autocars, même tendance, puisque la flotte atteint 65 382 véhicules ayant parcouru deux milliards de kilomètres, dont 58 % dans le cadre de transports routiers réguliers de voyageurs.

Une tendance qui se vérifie ces deux dernières années puisque le parc et les distances effectués par les autobus se sont accrus respectivement de 2,3 % et 4,2 % depuis 2010 pour un kilométrage annuel moyen passé de 38 370 à 39 070 kilomètres par an, soit une hausse de 1,8 %. Pour les autocars, le scénario se répète avec un accroissement de 2 % des distances parcourues et un parc qui progresse de 1,6 %. “L’an passé, chaque autocar a effectué en moyenne 31 690 kilomètres, soit 0,4 % de plus qu’en 2010”, précise le CGDD dans son étude.

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  • Diane-Isabelle Lautrédou
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