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Si vous ne roulez pas en Citram, vous risquez de prendre une gamelle!

TransGironde La délégation de service public (DSP) votée par le conseil général de la Gironde pour les sept prochaines années a attribué la très grande majorité des lots à Citram Aquitaine, filiale de Veolia. Six autres transporteurs décrochent quelques lignes.

LE 1er septembre sera mis en place le nouveau réseau TransGironde. Comme lors de la précédente délégation de service public (DSP), la très grande majorité des lots a été attribuée à Citram Aquitaine. Cette filiale de Veolia exploite 400 véhicules, emploie 520 personnes et dégage un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros. “Dans le réseau précédent, nous exploitions 210 véhicules sur 35 lignes, déclare Pascal Morganti. Avec le développement de l’offre, nous exploiterons 250 véhicules sur 40 lignes. Parmi les lignes en création, il y a essentiellement du rabattement vers les gares TER et des lignes estivales.” Le délégataire principal s’est vu attribuer 14 des 21 lots. Sur les lignes structurantes, il devra désormais proposer quinze à vingt allers-retours par jour, et une flotte entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite. Sur les périurbaines, la fréquence variera entre quinze minutes, en heure de pointe, et une heure en période creuse. Le réseau fonctionnera avec des véhicules de 30 places, également accessibles aux personnes à mobilité réduite. Les lignes de rabattement vers les gares TER proposeront deux allers-retours par jour, avec des véhicules de trente places. Sur les lignes de desserte locale, il y aura cinq à six allers-retours et du transport à la demande. Enfin, Citram exploitera des lignes touristiques saisonnières.

Cars à haut niveau de services (BHNS)

La nouvelle offre de transport de TransGironde intègre des cars à haut niveau de services, sur deux lignes dans un premier temps. “Entre Bordeaux et le Cap-Ferret, et entre Bordeaux et Langon, nous mettrons en place à partir de janvier 2013 des cars avec une offre standardisée de services à bord et un aménagement de site sur certaines portions du trajet, annonce Pascal Morganti. Nous proposerons des véhicules haut de gamme avec des sièges en vis-à-vis, des prises de courant, du wi-fi… Nous avons également en projet d’équiper les cars d’écrans de télé qui diffusent des informations locales. L’idée serait de diffuser des informations en matinée et des reportages en journée. Nous n’en sommes qu’à la phase des discussions. Il pourrait également y avoir des journaux gratuits disponibles à bord.

Sur quatre lignes estivales, Citram Aquitaine envisage une prise en charge des vélos. Le système devrait voir le jour à l’été 2013. “Notre fournisseur, qui équipe les cars du Tour de France, nous permettra d’installer un système de rack à l’arrière des véhicules, explique Pascal Morganti. Il y aura huit places. Il faudra passer par le site internet ou une centrale de réservation pour vérifier si une place est disponible et pour réserver. Sur les véhicules CHNS, une caméra permettra au conducteur de voir les vélos.

Meilleur service d’informations

Après une première expérimentation lancée en juillet 2011, suivie de deux autres lignes en décembre dernier, l’information en temps réel aux points d’arrêts du réseau sera généralisée sur les 26 lignes à destination de la Cub (Communauté urbaine de Bordeaux). Le voyageur peut recevoir par SMS ou via internet les horaires de passage. Par ailleurs, le service d’information aux voyageurs, qui fonctionne depuis trois ans, sera alimenté en temps réel à partir de septembre. “L’information aux voyageurs passera aussi par l’installation d’écrans TFT sur 145 véhicules”, déclare le directeur de Citram Aquitaine, qui prévoit de renouveler une vingtaine de véhicules par an pendant sept ans. Les conducteurs profiteront du système d’aide à la conduite, Ango Enhanced.

Pour l’entreprise Prévost, qui décroche deux lots, la nouvelle DSP nécessitera de passer de 20 à 29 autocars pour TransGironde. “Nos lignes grossissent, indique Jacques Auber, le dirigeant. Notre parc sera renouvelé au fur et à mesure afin de disposer de matériels exclusivement neufs en 2013 ou 2014.” Prévost (3 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2011) emploie 49 salariés et exploite 50 autocars.

Les cinq autres prestataires décrochent chacun un lot: Keolis Gironde (200 salariés/130 véhicules/13 millions d’euros de chiffre d’affaires) passera de dix à quinze cars pour TransGironde, Pullmans Landais (35 salariés et véhicules/2,7 millions d’euros de chiffre d’affaires) de douze à 17 cars, Voyages Arrivé (32 salariés/35 véhicules/2,2 millions d’euros de chiffre d’affaires) exploitera encore dix cars. Pour Cars André, filiale du groupe ASTT (234 salariés/180 véhicules/14 millions d’euros de chiffre d’affaires), la DSP se traduira par l’exploitation de seize matériels, contre huit précédemment. Enfin, le groupement Odicars, qui réunit les Autocars Gérardins, ARTS et un bureau d’études, se voit également attribuer un lot.

3 questions à… – MARIE RECALDE, Vice-présidente du conseil général de Gironde en charge des transports, de la mobilité durable et de l’intermodalité.

Bus & Car: Quelle est la philosophie de votre nouveau plan de déplacement?

Marie Récalde: Deux objectifs ont guidé nos choix: le droit au transport pour tous et l’égalité territoriale. Tout cela dans le respect du développement durable. Notre idée est d’améliorer la qualité de vie des Girondins. L’ambition du plan de transport qui sera mis en service début septembre est d’encourager le report modal afin de baisser la facture énergétique des habitants. Évidemment, tout cela n’est pas facile à mettre en place dans notre département, le plus grand de France, et où l’agglomération bordelaise concentre de nombreux problèmes de circulation.

B & C: Comment se traduisent le “droit au transport” et “l’égalité territoriale”?

M.R: Nous instaurons la tarification unique, à 2,50 euros le voyage et 4 euros l’aller-retour. L’abonnement mensuel à TransGironde passe à 40 euros, soit environ 1 euro par voyage pour celui qui utilise le réseau deux fois par jour. L’abonnement scolaire est plafonné à 120 euros par an. Par ailleurs, nous réajustons notre offre avec 52 trajets supplémentaires, dix nouvelles lignes, essentiellement en rabattement vers les gares TER, et une hausse des fréquences. Au total, 1,3 million de kilomètres annuels supplémentaires seront proposés, soit 24 % de plus que l’offre actuelle. Nous sommes en discussion avec les services de l’État pour que nos bus et cars puissent emprunter la bande d’arrêt d’urgence sur les autoroutes qui accèdent à Bordeaux. Nous dialoguons également avec la Cub pour utiliser une voie dédiée aux transports collectifs ou au covoiturage. Les véhicules TransGironde profitent déjà de l’accès prioritaire au feu comme les bus TBC (tram et bus de la Cub).

B & C: Quels objectifs chiffrés vous êtes-vous fixés?

M.R: Nous attendons un doublement de la fréquentation commerciale, avec 1,7 million de voyageurs dans deux ans. Pour cela, le conseil général a prévu un budget de 29 millions d’euros par an pendant les sept ans de la délégation de service public. L’instauration du tarif unique représente un surcoût de 3 millions d’euros pour le département. Il s’agit donc d’un choix politique fort.

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Auteur

  • Yann Buanec
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