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La RATP tire son épingle du jeu au premier semestre

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La RATP tire son épingle du jeu au premier semestre

Crédit photo Diane-Isabelle Lautrédou

Île-de-France Le groupe RATP vient de dévoiler ses résultats financiers du premier semestre. Au programme: chiffre d’affaires en hausse, capacité d’investissement maintenue, et percée de RATP Dev à l’international.

AVEC comme principaux faits d’armes une croissance organique soutenue, une rentabilité maintenue à un niveau historique, des investissements massifs et une poursuite du développement des filiales à l’international, “nos comptes démontrent que nous résistons à un environnement complexe”, avouait Pierre Mongin, président-directeur général de la RATP, lors de la présentation des résultats semestriels le 3 septembre 2012 à Paris.

Nouvelle donne avec le Stif

Enregistrant un chiffre d’affaires de 2,517 milliards d’euros et un résultat net de 149 millions d’euros, le groupe reconnaît avoir été négativement impacté par la déconsolidation de Systra, dont la fusion entre Xelis et Inexia est effective depuis le 1er juillet 2012, et par “la séparation comptable entre les activités de gestionnaire d’infrastructures et d’opérateur de transport depuis le 1er janvier 2012”, expliquait Pierre Mongin. Au premier semestre, le groupe a investi 580 millions d’euros dont 564 millions d’euros en Île-de-France. Parmi les principaux bénéficiaires: les extensions du réseau, l’automatisation progressive de la ligne 1 du métro, la poursuite du déploiement de matériels roulant neufs ou rénovés mais aussi l’amélioration des infrastructures. Revendiquant un programme d’investissement représentant 6,5 milliards d’euros sur les quatre prochaines années dont une contribution annuelle du Syndicat des transports d’Île-de-France (Stif) de 1,9 milliard d’euros. “En huit ans, ce sont ainsi près de douze milliards d’euros qui auront été investis dans les réseaux de la RATP, dont 7,3 milliards d’euros financés par l’entreprise”, atteste Pierre Mongin. Une progression qui s’est accompagnée d’une montée en puissance des exigences de l’autorité organisatrice en matière de ponctualité, sur laquelle repose un mécanisme de bonus-malus qui peut s’avérer coûteux. “Le contrat signé avec le Stif en mars dernier se traduit par deux incidences: une perte de dix millions d’euros du fait du durcissement des sanctions liées à la ponctualité, et une meilleure visibilité de la politique de modernisation du réseau encouragée par un partage financier équitable”, précise Pierre Mongin.

Les filiales en fer de lance

Si RATP Dev réalise désormais 64 % de son activité à l’international, le semestre écoulé a été marqué par plusieurs contrats significatifs comme “l’attribution de l’exploitation du tramway d’Alger et des futurs tramways d’Oran et de Constantine en Algérie, le gain de l’appel d’offres pour l’exploitation du réseau de bus d’Austin au Texas, ou l’intégration de HR Richmond renforçant ses activités au Royaume-Uni”, rappelle Jean-Marc Janaillac, président du directoire de RATP Dev. En France, la filiale a décroché l’exploitation de plusieurs réseaux parmi lesquels deux lignes d’autocars express sur l’A14, le réseau de Charleville-Mezières, mais aussi la gestion de la gare routière de Rennes et les renouvellements des contrats de Bourges, Moulins, Châteaudun et de FlexCité dans l’Essonne. Pour le second semestre, la société attend de pied ferme les résultats des appels d’offres sur lesquelles elle s’est positionnée, notamment les réseaux de Boulogne-sur-Mer, pays d’Olonnes, Châtellerault, Sens, et Périgueux tout en planchant sur la mise en service, fin 2012, du tramway de Casablanca et sur le dénouement de plusieurs négociations actuellement menées en Asie et dans les pays du Golfe.

À l’ombre du Grand Paris

Entre la fin de l’automatisation de la ligne 1 du métro et quatre prolongements de lignes représentant une extension de 25 kilomètres de réseau, le second semestre s’annonce tout aussi chargé que le premier. D’autant que le groupe entend également prendre activement part aux projets du Grand Paris Express sur lequel il compte se positionner sur les marchés de maîtrise d’œuvre. “Nous finalisons actuellement le financement du projet avec la SGP qui devrait prendre en charge un tiers de l’investissement et préparons les appels d’offres relatifs aux travaux”, précise Pierre Mongin. Pour l’heure, l’autorité environnementale vient de réceptionner le dossier relatif au premier tronçon de la ligne rouge reliant Pont de Sèvres à Noisy-Champs afin de pouvoir rendre son avis en novembre prochain et les 22 réunions publiques se succéderont jusqu’au 15 novembre 2012. “Nous avons été directement sollicités pour réaliser certaines études et notre entité Systra a déjà engrangé des commandes de plusieurs millions d’euros”, précise Pierre Mongin.

Information en temps réel

Déploiement de la 3G à la gare de Lyon depuis la rentrée, puis sur les lignes A et B du RER l’an prochain et sur l’ensemble du réseau dans trois ans, lancement de quatre comptes twitter pour les lignes de métro 1,4,12 et 13 le 5 septembre dernier, “nous souhaitons profiter de ces innovations technologiques pour communiquer avec nos usagers”, revendique Pierre Mongin. Un changement de cap qui se décline aussi à l’open data pour lequel “nous avons déjà identifié les informations susceptibles d’être partagées”, assure Pierre Mongin. En effet, le groupe est parvenu cet été à une entente avec le créateur de l’application CheckMy!Metro concernant les droits d’utilisation de ses plans de métro. “Nous avons imposé des contraintes sur les codes couleurs des lignes qui font partie du patrimoine du réseau”, précise Pierre Mongin. Un premier pas vers l’open data pour le groupe qui s’apprête à pousser la démarche encore plus loin avec la mise à disposition de ses données concernant les flux d’entrées et de sorties aux stations dans le courant du mois de septembre.

En marge de la présentation des résultats financiers du premier semestre, Pierre Mongin a confirmé sans surprise son intérêt pour la reprise des actifs de Veolia Transdev dont le groupe Veolia Environnement souhaite se séparer au cours des prochains mois. Soulignant que le président de la SNCF et lui même s’étaient “mis d’accord” pour récupérer certains actifs, il n’a cependant pas donné plus de précisions sur les modalités de ce partage et a finalement reconnu que “la décision (finale) incombe aux actionnaires et à l’État.

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  • Diane-Isabelle Lautrédou
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