IAA 2012 Les responsables "produits" des constructeurs sont confrontés à une équation redoutable: comment répondre aux exigences d’Euro VI avec ses coûts induits en termes de recherche/développement et d’homologation, créer de nouveaux véhicules et accomplir ces prouesses avec une enveloppe budgétaire réduite?
À l’IAA 2012, tout passe par des évolutions plutôt que des révolutions. Seul le Setra ComfortClass 500, constitue une vraie nouveauté. Autre tendance perceptible lors de cette édition: la pression toujours plus grande de la part des constructeurs orientaux ou extrême-orientaux. Outre les chinois de King Long ou Golden Dragon, c’est Isuzu Anadolu, le constructeur turco-japonais, qui mettait le paquet sur son stand. Visiblement, les constructeurs turcs entendent trouver en Europe les volumes additionnels à même de protéger leurs usines des (grandes) fluctuations du marché local. Démarche différente chez les nombreux constructeurs chinois: ceux-ci visent à s’acheter en priorité une image de marque en vendant en Europe. Car même s’ils cassent les prix sur le Vieux Continent, l’Europe reste un nain en termes de volumes par rapport à leur marché domestique. Mais question prestige, c’est une autre histoire puisque le client européen est réputé être le plus exigeant au monde. Sur le plan technique, tous les constructeurs travaillent sur la fameuse norme Euro VI et essayent, autant que possible, de compenser la surcharge pondérale induite par cette homologation. D’où une grosse pression du côté des équipementiers que ce soit sur les composants mécaniques ou de sellerie pour gagner ces précieux kilos.
