Après sa centrale d’achat et ses services juridiques, Agir a du succès auprès de ses membres grâce à sa communication interne.
De Bourg-en-Bresse, les membres de l’association Agir se souviendront peut-être d’abord de leurs smartphones. Depuis le lancement, en février, de leur propre réseau social, baptisé Résoagir, ils sont devenus une communauté virtuelle, ce qui ajoute beaucoup aux services dont ils bénéficiaient déjà à travers leur association.
“Tous les matins, je le consulte”, indique Bernard Delbé, d’Arras. Mélanie Rouault, à Saumur, y a trouvé des réponses, envoyées par des collègues, à sa recherche d’un moyen d’étendre la livrée de ses bus sur les vitres. “Résoagir est un réseau social d’entreprises privées”, explique Magalie Dujeancourt, la responsable des communications de l’association. Le principe en est simple. Tous les jours, les adhérents reçoivent, selon le groupe auxquels ils appartiennent (directeur de réseau, spécialiste de la maintenance, directeur des ressources humaines, spécialiste du social, du marketing), des nouvelles ciblées répertoriées par Agir: dates et comptes rendus de réunions, de groupes de travail, articles de presse, etc. Par ailleurs, la personne reçoit les questions posées par les membres de son groupe, questions très concrètes, bien souvent, et toujours rencontrées dans le travail. “Quand nous avons réfléchi à la communication à mettre en place entre nous, certains ont parlé de forums sur internet. Complètement has been! L’idée, c’était le réseau social. L’un de ses avantages est de constituer une base de données qui s’enrichit sans cesse et à laquelle les membres peuvent se référer ensuite tout seuls”, explique Magalie Dujeancourt. Résoagir est devenu une aide dans le travail de chaque membre.
Ce besoin d’expertise, Agir y répond aussi par les informations de ses spécialistes au siège. “Nous venons d’engager quatre juristes. Il y en a six maintenant, explique Arnaud Rabier. Avec notamment pour domaines, le droit social, le droit du transport, les changements de statuts juridiques, comme cela se produit à la création d’une régie.”
Dernières avancées dans les services, la centrale d’achats s’étoffe. Elle a permis d’acheter collectivement des véhicules. Auparavant, il y a eu, plus modestement, du carburant, des pneus, des tenues de travail, de l’assurance. “Nous allons continuer d’avancer pour bénéficier d’avantages collectifs aussi performants que ce qui se pratique dans les groupes”, assure Christian Juhel, directeur de la régie des transports de Troyes. Parmi les griefs adressés aux groupes, par les membres d’Agir, celui de ne pas répercuter sur le terrain les avantages obtenus grâce à leur taille – des avantages qui se mesurent dans les coûts d’exploitations – trouve désormais sa réponse dans cette centrale d’achats. Parmi d’autres exemples, Michel Jacomme, directeur destransports départementaux de l’Orne, aime dire qu’“il transporte un élève pour 450 euros par an quand les prix du secteur privé tournent plutôt autour de 800 euros.” L’organisation virtuelle a donc bien pour but d’obtenir des avantages très réels.
