Autant le téléphérique brestois va aller très vite, autant le Téléval devant relier Créteil, Villeneuve-Saint-Georges, Valenton et Limeil- Brévannes prend son temps. Il faut dire que l’environnement de la région parisienne et l’ampleur du projet sont tout autres. L’hypothèse d’un téléphérique urbain est née dès 2004 dans le Val-de-Marne et la première étude comparative a été lancée en 2008.
L’objectif est de désenclaver un secteur en pleine croissance démographique (10 000 habitants de plus d’ici à 2014), dans un territoire marqué par de nombreuses coupures urbaines (quatre grosses routes nationales, une gare de triage ferroviaire, un faisceau ferroviaire), un réseau routier saturé et des transports collectifs très insuffisants. "L’hypothèse du téléphérique urbain pour relier la plaine de Créteil au plateau villeneuvois n’était pas la plus crédible au départ", témoigne Yoann Rispal, chef de projet à la direction des transports et des déplacements du conseil général du Val-de-Marne. Ont d’abord été évoqués la prolongation du RER A, de la ligne 8 du métro, la création d’un site propre bus. Finalement, le téléphérique a été choisi "pour s’affranchir des coupures sans en générer de nouvelles." Le tracé à l’étude du Téléval prévoit 4,3 km de ligne et quatre stations, permettant de diviser les temps de parcours par deux à trois pour la majorité des origines/destinations. Les prévisions de fréquentation sont de 10 à 12 000 voyageurs par jour. Yoann Rispal souligne la nécessité d’une vigilance quant à l’acceptabilité du projet en "évitant tout survol d’habitations" et en faisant beaucoup d’information auprès de la population, avec une concertation très en amont pour éviter "le syndrome d’Issy-les-Moulineaux". Le début de celle-ci est prévu fin 2013 début 2014. Le Syndicat des transports d’Île-de-France (Stif), qui a lancé une étude comparative à l’automne 2011, se prononcera début 2013 pour dire si le câble est ou non la technique la plus adaptée. Une nouvelle journée sur les transports par câble consacrée uniquement à l’Île-de-France sera organisée car le potentiel de développement est fort.
