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Quand les besoins de transports s’envolent

Airbus Dans l’ouest de l’agglomération toulousaine, l’avionneur est comme une ville dans la ville. Avec des transports en commun privés et un lobbying intensif pour améliorer la desserte des usines et bureaux d’études.

Une population de 30 000 personnes, dont 18 000 salariés, circule entre les sites de l’avionneur Airbus: Saint-Martin-du-Touch, Blagnac et Colomiers. Et ces flux connaissent une forte croissance ces dernières années. L’asphyxie automobile menace donc malgré les efforts consentis. Entre 2006 et 2012, la proportion de salariés venant travailler seuls dans leur voiture est passée de 81 % à 76 %. Mais 3 700 personnes supplémentaires sont attendues pour le développement de l’A350. Les 33 000 places de parking sont saturées et les bus desservant l’avionneur sont souvent coincés dans la circulation. “Il n’est pas gérable pour une entreprise comme la nôtre de perdre trois-quarts d’heure pour aller de la direction générale à l’opérationnel”, se désole Eliberto Diaz, responsable du Plan de déplacements entreprises de l’avionneur européen.

Quand Airbus cause, Tisséo écoute

Airbus contribuant à hauteur de 9 millions d’euros au budget de l’Autorité organisatrice des transports (AOT) de l’agglomération toulousaine Tisséo SMTC, ses demandes font l’objet d’une écoute attentive. L’AOT a mis en place plusieurs infrastructures et lignes utiles à l’industriel: la ligne B du métro dessert l’usine Saint-Eloi depuis 2007, la ligne 63, créée spécialement en 2009 pour relier le centre-ville à Airbus avec quatre arrêts traversant les usines, transporte 3 000 passagers par jour. La ligne étant proche de la saturation, Airbus souhaiterait que Tisséo l’équipe de bus articulés et augmente les cadences. En revanche, le tramway ne fait pas le plein avec moins de 500 utilisateurs “airbusiens” quotidiens. Fin 2014, il devrait desservir mieux l’entreprise avec la nouvelle branche Envol qui sera connectée par une passerelle spéciale.

Entre vélo et autopartage

Nous nous sommes donnés pour mission de transférer le plus possible de gens qui viennent seuls en voiture vers les autres modes (transports publics, marche, vélo et covoiturage), car notre intérêt est de remplacer les parkings par des zones où l’on construit des avions, souligne Eliberto Diaz, mais nous n’aurons jamais de politique coercitive vis-à-vis de nos salariés et nous continuerons à créer des parkings si besoin.” Airbus a adhéré au site de covoiturage de Tisséo et fait des investissements pour le vélo.

Le Grand Toulouse de son côté a développé des pistes cyclables entre les sites de Saint-Martin et de Blagnac et une boucle cycliste autour de l’aéroport. L’avionneur met à la disposition de l’ensemble de ses salariés 96 véhicules en autopartage (dont 15 électriques), avec un système de réservation délégué à un prestataire.

Airbus, dont les sites font 650 hectares, a aussi développé un service de navettes internes et intersites: 7 lignes avec une vingtaine de véhicules. Chacune fonctionne de 7 heures à 18 h 30, cadencées au quart d’heure, comme dans une vraie ville… Son projet est d’améliorer leur circulation à court terme en récupérant des terrains de l’aéroport permettant de faire circuler les navettes sur un couloir réservé entre deux clôtures. Pour le plus long terme, l’avionneur pousse deux nouveaux projets auprès des responsables de Tisséo: une ligne de bus express entre la gare Matabiau, Saint-Martin et Blagnac, ainsi qu’un TCSP entre Colomiers, Saint-Martin et Blagnac par le sud de l’aéroport.

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Auteur

  • Catherine Sanson-Stern
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