Région, ou pas région? La réforme territoriale tant attendue dans les secteurs d’activité économiques – nombreux – qui dépendent des collectivités pour une bonne partie de leur devenir ne lasse pas de faire couler de l’encre. Quelles pistes seront suivies par Marylise Lebranchu en charge du dossier? À l’aune des modèles qui semblent déjà étudiés, bien malin qui peut donner aujourd’hui la teneur exacte du texte présenté prochainement. Pourtant, ce qui s’esquisse par exemple en PACA ou en Alsace (voir nos actualités sur www.busetcar.com) fournit déjà quelques éléments de réponse. Ainsi, il semble désormais admis que le gouvernement prévoirait d’inclure à ce texte général sur la décentralisation, un chapitre sur les métropoles et les grandes métropoles de taille européenne. Si la prédominance de la Région dans un certain nombre de domaines ne fait guère de doute, les limites de son « pouvoir » réel font encore l’objet d’âpres discussions. Personne ne veut visiblement – et comme d’habitude – perdre les parcelles de pouvoir qui sont les siennes. L’État devra-t-il trancher? Ou nous dirigeons-nous finalement vers une sorte de réforme à la carte? Le gouvernement pourrait en effet nous préparer un texte en forme de mode d’emploi de la répartition des compétences territoriales au sein duquel chaque entité géographique pourrait « piocher » pour adapter la réglementation à ses spécificités.
Là où, par exemple, une métropole domine clairement la vie administrative et économique, c’est elle qui pourrait mener la danse. Dans le même registre, les régions à forte « personnalités », comme l’Alsace ou la Normandie, pourraient trouver là le moyen de se débarasser enfin de départements, parfois considérés comme plus « encombrants » qu’utiles. À dire vrai, si les régions trouvaient dans le texte en préparation un certain nombre de solutions « sur étagères », ce serait bien le bon sens qui prendrait enfin le pas sur une vision souvent trop Jacobine de la France. Une vision qui fait trop fréquemment fi de la diversité des situations du pays. Reste à savoir si les élus de ce fameux mille-feuilles qui est le nôtre accepteront facilement de jouer un jeu qui ne va pas forcement dans le sens de leurs appétits.
