Cityway Au-delà de la solution Smarter Mobility, la filiale de Veolia Transdev s’illustre également dans un autre domaine, celui des centrales de mobilité. L’exemple du projet Sismo, pour Système intégré de services à la mobilité dans l’Oise, se démarque notamment par le fait qu’il s’applique à l’échelle d’un département…: l’Oise.
Simplifier l’usage des transports collectifs tout en mettant à la disposition des exploitants des outils mutualisés pour optimiser le service. Telle est la mission du projet Système intégré de services à la mobilité dans l’Oise, ou Sismo, pour les intimes. Lancé par le Syndicat mixte des transports collectifs de l’Oise (SMTCO), l’initiative est un contrat de partenariat public/privé de douze ans conclu le 25 mars 2010 entre le SMTCO et le groupement d’entreprises CITYWAY/ERG pour un montant total de 34 millions d’euros.
Le projet a permis, entre autres, la mise en place d’une base de données transport recensant 390 lignes et plus de 6 000 points d’arrêts. À partir de cette base, un site internet avec calculateur d’itinéraire multimodal, intégrant le covoiturage, a été lancé. Dédié à l’information voyageur, l’outil propose aux utilisateurs une visualisation cartographique des lignes et itinéraires, des plans… Cerise sur le gâteau: celui-ci est personnalisable. Une application pour mobiles est également disponible, dans laquelle il est prévu d’intégrer très prochainement toutes les fonctionnalités présentes sur la page d’accueil du site. Grâce à ces deux outils, les usagers qui le souhaitent peuvent recevoir, en cas de perturbations sur leur itinéraire, des alertes mail et SMS. Ils peuvent également réserver le Transport à la demande (TAD), le covoiturage, mettre en favoris certaines lignes de bus, et acheter des titres de transport en ligne. Le tout à l’échelle du département.
Autre nouveauté: les arrêts de bus sont équipés de QR codes (codes barres permettant d’accéder à des contenus internet) qui permettent aux usagers de se connecter facilement au site Oise Mobilité pour consulter les horaires et l’état du trafic pour l’arrêt ciblé.
Au niveau de l’équipement, 171 panneaux d’information en temps réel ont été installés à proximité des arrêts de bus et de certaines gares dès le mois de mai 2011.
De plus, 700 véhicules ont été équipés de systèmes d’information visuelle et sonore pour rendre accessible l’information aux personnes souffrant de troubles visuels ou aux malentendants.
Également, dans le but de répondre aux questions et réclamations des usagers, l’agence Oise Mobilité a ouvert ses portes en juillet 2010 à Beauvais (60). Elle a pour missions de fournir de l’information voyageur, accueillir les clients, gérer les réservations du TAD pour les AOT, s’occuper des réclamations et diffuser les perturbations.
Le Pass et le billet sans contact Oise Mobilité, utilisés comme supports communs à tous les titres de transport des Autorités organisatrices de transport (AOT) membres du SMTCO, ont également été revus et corrigés dans l’idée de permettre à tous les habitants de l’Oise de circuler sur toute la région Picardie avec une seule carte de transport. Au total, 80 000 cartes et 40 000 billets sans contact ont été créés. Ainsi, le projet respecte, entre autres, “les dispositions prévues par la Charte d’interopérabilité régionale cosignée le 13 mai 2009 par toutes les collectivités organisatrices de transports en Picardie, dont le principe est de permettre l’interopérabilité billettique dans la région”, indique le SMTCO.
De surcroît, la carte Oise Mobilité devrait bientôt être compatible avec le futur Pass Navigo, pour rendre encore plus simple les déplacements en Ile-de-France.
Le financement global du projet a été assuré par le SMTCO, qui trouve l’essentiel de ses recettes (12 millions d’euros) grâce à un versement transport additionnel payé par les entreprises du département (loi SRU). Les 13 AOT membres n’ont donc pas eu à mettre la main au porte-monnaie. Celles-ci doivent cependant alimenter la base de données régulièrement. Avec ça, un observatoire de la mobilité a été créé qui rendra ses premières conclusions sur l’année 2012 en mars 2013. Objectif: analyser la performance de l’offre des points d’arrêt, faire des arbitrages, mettre le doigt sur les carences et les excès des offres. Sans y être forcées, les Autorités organisatrices seront vivement incitées à prendre en considération les préconisations de cette entité.
