Finalement, il aura fallu attendre un peu pour vivre en direct la fin du monde à la française, cette fois sous la forme d’une nouvelle ère glacière, totalement inattendue en plein mois de janvier… À croire que tous les beaux discours sur le réchauffement climatique nous avaient vraiment fait oublier qu’en cette période de l’année, baptisée « hiver », la pluie peut se transformer du jour au lendemain en une petite chose blanche, légère et terriblement dangereuse appelée « neige ».
Au grand amusement sans doute de nos cousins québécois, il aura suffi de 5 à 20 centimètres de l’étrange matière sur notre sol pour qu’un bon tiers du pays se retrouve au bord du chaos. Routes impraticables, aéroports paralysés, autocars scolaires définitivement pelotonnés dans les garages, piétons vacillants et télévisions mobilisées quasiment 24 heures sur 24, on en aurait presque oublié la nouvelle guerre dans laquelle le pays vient de s’engager, dans une des régions les plus chaudes du monde… Paradoxe, quand tu nous tiens… Le pire, c’est que le seul côté positif de tout cela, la pureté et la propreté qui caractérisent généralement tout paysage enneigé, aura finalement été gâché par la puanteur d’une usine chimique de Rouen qui a fait partager à la moitié du pays – et à nos voisins britanniques – la qualité hautement odoriférante de sa production.
Moi qui pensais laisser dernière nous tous les mauvais côtés de l’existence en même temps que la difficile année 2012, j’en viens à m’interroger sur cette accumulation de mauvais présages. Voilà bien en effet une série d’événements qui n’augure rien de bon, et j’ai un certain nez pour ces choses… D’ailleurs, cela a déjà commencé puisque le projet @car, qui devait théoriquement faire l’objet d’un volumineux dossier dans cette édition, a pris un certain retard qui nous oblige à repousser sa publication.
À croire que, tout autocar du futur qu’il soit, @car n’a pas non plus été conçu pour rouler sur la neige! Qu’à cela ne tienne, nous nous sommes finalement attaqués avec bonheur à une véritable usine à gaz du secteur: le Versement Transport et son évolution programmée. Et là, fort heureusement, l’argent – et donc les taxes – n’ont pas d’odeur.
