Cas concret Avec l’autocar du futur, la Charente-Maritime souhaite apporter aux usagers de la ligne Ré Express plus de confort et plus d’espace pour transporter leurs vélos et valises.
Plus de 216 000 voyageurs ont emprunté la ligne de bus qui relie la Rochelle à l’île de Ré entre mai et septembre 2012. Pour l’AOT qui gère cette ligne, la plus importante de son réseau, l’autocar du futur est sans doute la réponse idéale pour améliorer le service. « Le conseil général de Charente-Maritime est très attentif au bon fonctionnement de la ligne Ré Express, entre la gare SNCF de La Rochelle et l’île de Ré », déclare Sophie Collin, directrice de la mobilité et des transports. « En février 2012, nous nous sommes raccrochés au groupe de travail composé par l’Association des départements de France pour contribuer au projet @-car. »
Actuellement, le réseau départemental baptisé Les mouettes est exploité par Keolis. C’est d’ailleurs Philippe Fénart, directeur des achats parc chez le transporteur, qui le premier a parlé à Sophie Collin du projet de l’autocar du futur. « Depuis l’été dernier, nous disposons de véhicules électriques de 20 et 40 places sur Ré Express et de petits fourgons avec remorque pour les bicyclettes, explique-t-elle. Notre souhait est que le futur autocar sur lequel nous travaillons puisse embarquer des vélos. Actuellement, nous n’avons pas de matériel roulant qui répond à cette problématique. » Pour la directrice départementale de la mobilité et des transports, l’@-car doit pouvoir embarquer au moins 50 personnes, mais aussi être très agréable. « Il faut quelque chose proche du tramway, avec une continuité de service. Nous aimerions également un véhicule avec une motorisation hybride, voire tout électrique. Et bien évidemment, l’accès pour les personnes à mobilité réduite. Enfin, il faut absolument apporter une image plus moderne au car. Autocar ne doit plus être synonyme de ringard. »
La ligne Ré Express fonctionne quasi exclusivement pendant la période estivale durant laquelle 26 liaisons aller-retour assurent le service. « Nos efforts doivent porter sur l’été où nous faisons face à un grand afflux de touristes », déclare Sophie Collin. « l’@-car doit nous permettre d’absorber ce surcroît de trafic et de mieux tenir compte des attentes des usagers. Ceux-ci voyagent souvent avec des valises et de grands sacs et ils ont besoin d’espace dans la navette. Il faudrait également leur apporter plus de services, avec des journaux à bord, ou au moins de l’information touristique sur l’île de Ré. »
En Charente-Maritime, on est persuadé que l’autocar du futur permettra d’augmenter l’attractivité de la ligne Ré Express. « Déjà, l’été dernier, nous avons constaté que les gens lâchaient plus facilement leur voiture pour le bus grâce au renforcement de notre offre de transport. Avec @-car, notre offre de service sera encore plus attrayante et les voyageurs encore plus nombreux. »
