Toulouse La deuxième concertation publique destinée à affiner le tracé du prolongement du métro toulousain de 5,2 km et 5 stations vers le sud-est de l’agglomération vient de commencer.
La concertation publique sur le prolongement de la ligne B du métro toulousain vers le sud-est connaît sa deuxième phase du 25 mars au 12 avril, après une première étape à la même époque l’an dernier. Le tracé des 5,2 km de voie et l’implantation des cinq stations ont été affinés pour tenir compte des remarques de la première concertation. Il s’agissait d’améliorer l’insertion dans l’environnement urbain de Labège-Innopole qui est le plus grand parc d’activités de la région avec 700 entreprises et 20 000 habitants. Il fallait aussi optimiser l’accessibilité des stations, avec un maillage de voies piétonnes, ainsi que l’intermodalité au pôle d’échange terminus de La Cadène.
De 35 000 à 38 000 voyageurs par jour sont attendus à sa mise en service en 2019. Le VAL circulera alors à 36 km/h sur un viaduc à 6 mètres de hauteur sur la quasi-totalité de son itinéraire. Au niveau du canal du Midi et de l’avenue Latécoère, et au départ du terminus actuel, le trajet se fera en souterrain (solution retenue lors de la précédente concertation).
Les stations seront toutes prévues avec des quais de 52 mètres. La première, Parc technologique, se situera à la jonction du Parc technologique du canal et de son extension future. Il accueille 200 entreprises et 4 000 salariés, une salle des fêtes, une salle de concerts et des logements entre le canal du Midi et l’autoroute A61. Les deux stations suivantes desserviront le nord et le sud du centre commercial, ainsi que des commerces, des bureaux et des lieux d’enseignements, écoles d’ingénieurs, Afpa, etc.
L’implantation exacte de la quatrième station Diagora, située près du centre de congrès et au cœur d’une zone de loisirs, cinémas, restaurants, etc, est encore à l’étude. La station terminus Labège-La Cadène sera implantée au plus près de la future halte SNCF du même nom qui remplacera à terme les deux gares actuelles de Labège-Innopole et Labège-Village. Un pôle multimodal y sera créé avec un parking à vélos de 50 places extensible à 100 places, un parc relais pour voitures de 1 000 places, une gare de bus reliée à des TAD et à une ligne express empruntant l’autoroute. Ce terminus desservira aussi la médiathèque départementale, le centre départemental de gestion de la fonction publique territoriale et le lycée. Un nouveau quartier de 35 hectares baptisé Innométro verra le jour autour de la station. C’est l’urbanisation de ces terrains et la vente des droits à construire aux promoteurs qui, en plus de la taxe foncière des entreprises évaluée de 4 à 5 M€ par an, permettra au Sicoval d’apporter le financement qui manquait.
L’extension au sud-est de la ligne B du métro a subi de nombreux aléas depuis son inscription dans le plan de déplacements urbains de 2001 et son approbation, en 2006, par le syndicat mixte des transports en commun Tisséo-SMTC. La raison essentielle est le coût élevé de ce mode de transport lourd. Pour faire des économies dans une situation économique dégradée, Pierre Cohen, nouveau maire de Toulouse élu en 2008 et président de Tisséo depuis 2010, avait préféré, le temps de sortir des difficultés financières, mettre à l’étude un bus en site propre évolutif en métro. Il aura fallu la détermination et la combativité du Sicoval, communauté d’agglomération du sud-est toulousain, membre de Tisséo, pour obtenir le prolongement en métro moyennant un nouveau type de financement. L’apport financier complémentaire du Sicoval ayant été confirmé en décembre 2011, un accord a été signé avec Tisséo-SMTC pour l’abandon de la phase transitoire en bus et le lancement des études en vue d’une mise en service en 2019.
Sur un coût total estimatif de 340 à 370 millions d’euros (hors matériel roulant), le Sicoval prendra à sa charge 140 M€, le SMTC 100 M€ et le conseil général de Haute-Garonne 40 M€ au minimum. Les 80 M€ restants sont à trouver auprès de l’État, de l’Europe et du conseil général. Le schéma de financement devra être finalisé début 2014.
L’accès rapide et sans rupture de charge entre Toulouse et Labège permettra à toute la zone sud-est de l’agglomération toulousaine de se développer. Elle deviendra la porte métropolitaine de l’urbanisme dense prévue par le schéma de cohérence territorial (Scot).
• 2013, 25 mars au 12 avril: 2e phase de concertation de l’année
• Printemps 2014: études de conception
• 2014: enquête publique
• 2e semestre 2014: consultation des entreprises
• 2015-2018: travaux
• 2019: mise en service
