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La RATP tire son épingle du jeu

Résultats 2012 Lors de la présentation de ses résultats annuels, le 2 avril à Paris, le groupe RATP a dressé un bilan positif de son activité en 2012. Il revendique une progression de ses performances opérationnelles, un niveau d’investissement sans précédent et une croissance tirée par ses filiales.

« Nous sommes restés fidèles à la règle d’or que nous nous sommes fixé: appuyer notre stratégie sur une croissance rentable », assurait Pierre Mongin, président de la RATP, lors de la présentation des résultats annuels de son groupe. Une stratégie qui lui a permis de réaliser un chiffre d’affaires consolidé de 5,2 milliards d’euros en 2012 contre 4,9 milliards d’euros en 2011. Parmi les particularités de cet exercice: un niveau d’investissement record avec 1,5 milliard d’euros. « Nous investissons en France 30 % de notre chiffre d’affaires annuel », résumait Pierre Mongin. Nouvelles infrastructures ferroviaires, matériels roulants neufs ou modernisation d’infrastructures, c’est néanmoins le RER qui a fait l’objet de toutes les attentions puisqu’il concentre 30 % des investissements réalisés en 2012. Si le groupe mise essentiellement sur sa capacité d’autofinancement pour lever les capitaux nécessaires à son développement, sa dette est malgré tout passée de 5 milliards d’euros en 2011 à 5,2 milliards d’euros en 2012.

Côté trafic, le groupe recensait 3,1 millions de voyages en 2011 contre 3 millions de voyages en 2012, en recul de 0,5 %. Si les trafics des bus et des tramways accusent un repli de 2,3 %, ceux des RER et des métros affichent une progression respective de 1,7 % et 1,1 %. « Les travaux liés aux prolongements de plusieurs lignes de tramway ont perturbé la circulation des bus », explique Pierre Mongin. Conclusion: les recettes clients se contentent d’une progression de 3,3 %.

Impact du nouveau contrat Stif

Autre événement marquant de l’année: la remise à plat du contrat d’objectifs et de moyens signé pour trois ans avec son autorité organisatrice, le Syndicat des transports d’Île-de-France (Stif). Reprenant les mêmes mécanismes structurels que l’opus précédent, quelques nouveautés étaient néanmoins à l’ordre du jour de ce nouveau contrat, notamment en matière d’engagements de ponctualité, de qualité de service et de régularité. Ces critères sont désormais passés au crible de 141 indicateurs au lieu de 79 dans l’ancien contrat et incités par un mécanisme de bonus-malus doté d’un total annuel de 25 millions d’euros. Si, comme le rappelait Pierre Mongin, « l’objectif lié à ces nouveaux indicateurs visait un bonus de 0 pour la RATP », le groupe a finalement touché 3,6 millions d’euros de bonus net à l’issue de cette première année de contrat. En dehors de l’aspect financier, le suivi de la qualité de service s’est également traduit par la multiplication des initiatives liées au service clients. Ainsi, la formation de 6 000 encadrants et opérateurs en contact avec le public, la possibilité pour les clients de recharger leur abonnement sur internet et dans certains distributeurs bancaires, l’augmentation de 8 % des capacités de vente automatique en station avec 80 distributeurs supplémentaires, le renforcement du dispositif d’accueil des touristes avec 300 distributeurs en langues étrangères, et l’ouverture de 7 comptes Twitter pour que les clients internautes puissent échanger en temps réel.

Les filiales gagnent du terrain

Montant en puissance d’année en année, la part des filiales au sein du chiffre d’affaires du groupe s’élève désormais à 15 %. Sur le créneau ingénierie, Systra, dont la fusion d’Inexia et de Xelis est effective depuis le 1er juillet 2012, a terminé l’exercice 2012 sur un chiffre d’affaires de 400 millions d’euros. La filiale revendique plusieurs nouvelles réalisations: le métro léger d’Uijeongbu en Corée en juin dernier et de nouvelles implantations en Inde, en Pologne et aux États-Unis. Avec un chiffre d’affaires de 719 millions d’euros, la RATP Dev a activement travaillé à l’intensification de sa présence à l’international, en particulier aux États-Unis avec les gains des appels d’offres pour l’exploitation du réseau de bus d’Austin au Texas, de la première ligne de tramway de Washington et celle de Tucson en Arizona. Au Maghreb, c’est l’inauguration de la première ligne de tramway de Casablanca, l’exploitation et la maintenance du tramway d’Alger dans le cadre d’une joint-venture avec la Société d’exploitation des tramways d’Algérie (SETRAM). En France, la RATP Dev a conforté ses positions avec une progression de son activité de 11 %. Elle est notamment portée par le début de l’exploitation du réseau de bus de Charleville-Mézières et de la ligne Bellegarde-Divonne pour le compte de la région Rhône-Alpes, par le gain des appels d’offres pour l’exploitation du réseau de Boulogne-sur-Mer, de la gestion de la gare routière de Rennes, ou bien encore par le renouvellement des contrats de Bourges, Châteaudun et Moulins. Dans sa lancée, la filiale a également commencé à renforcer ses jalons sur des activités de transport de personnes à mobilité réduite en renouvelant son contrat avec le conseil général du Val-de-Marne et en remportant celui du conseil général des Hauts-de-Seine.

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Auteur

  • Diane-Isabelle Lautrédou
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