Débat Dans le cadre du SIFER, une table ronde portant sur les coûts ferroviaires a été organisée à l’initiative de notre confrère Ville, Rail et Transports. Son annonce était particulièrement incitative:
"Objectif − 20 %. Comment diminuer les coûts de l’exploitation ferroviaire?"
« Que faire avec une inflation ferroviaire devenue excessive? », demandait dans son introduction Jacques Auxiette, président du conseil régional des Pays de la Loire et du comité Transports de l’association des régions de France (ARF). Il rappelle qu’en 2011, les régions ont dépensé 5,5 milliards d’euros pour leur TER, ce qui représente le quart de leur budget. En quinze ans, ajoute-t-il, les subventions d’exploitation ont bondi de 40 % pour une offre augmentée de 15 %, une « offre qui doit faire face à une demande croissante ». Les défis posés sont multiples, puisqu’il s’agit d’améliorer les performances de l’exploitant et son efficacité interne, d’améliorer la performance commerciale et le remplissage des trains, et enfin, d’optimiser l’offre de transport… tout en réduisant les coûts à « cadre social constant »!
Durant la discussion, Joël Lebreton (directeur général SNCF Proximités), Christian Cochet (directeur général adjoint Opérations de RFF) Jean-Sylvain Ruggiu (directeur secteur public des Caisses d’Épargne), Hubert Peugeot (vice-président Développement et ventes, Alstom), Claude Steinmetz (directeur délégué de Veolia-Transdev) et Alain-Jean Berthellet (président de Réunir) ont évoqué tour à tour la nécessité de «co-construction » de l’offre entre AO et opérateurs, et la nécessité de « régionalisation interne » de la SNCF
Jacques Auxiette refuse la notion de co-construction des TER, car chacun doit rester dans son rôle. Il insiste sur la nécessaire unité du réseau, les TER n’étant pas 22 éléments séparés.
Pour Alstom, le tram train, moins cher en exploitation à hauteur de 20 %, et qui peut desservir finement les zones périurbaines, est un vecteur privilégié d’abaissement des coûts. Et d’intensification de l’offre!
D’autant que les solutions techniques proposées par les constructeurs qui s’y sont d’ores et déjà préparés semblent avoir l’aval des régions. Il s’agirait de créer des versions de type interrégionales et TET ou grandes lignes à partir des futures rames Régiolis d’Alstom et Regio 2 N de Bombardier, toutes deux actuellement en commande.
