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Merdier nostrum

Aujourd’hui 19 avril, tandis que nous entrons en 17 (jours) après JC (entendez Jérôme Cahuzac), que reste-t-il de tout ce cirque qui alimente nos gazettes? En dehors d’un classement patrimonial du Who’s Who gouvernemental – finalement peu surprenant et sans grand intérêt démocratique – il nous reste encore et toujours une crise qui s’éternise et des réformes qui se devaient d’être radicales et fondatrices d’une nouvelle ère, mais qui s’engluent dans un climat politique délétère. Le jeu de ping-pong gauche-droite, désormais sans filet, n’en finit pas de bloquer toutes les évolutions que le bon sens populaire – n’en déplaise à certains, il existe réellement, sauf peut-être, en période électorale… – appelle de ses vœux. Alors que pour perdurer, notre "Empire" a besoin de simplifications, de clarifications et de lisibilité, tout n’apparaît désormais que comme une addition de petits arrangements et de clientélisme. Rien en tout cas qui ne constitue une véritable stratégie et permette à tout un chacun, entrepreneur ou simple citoyen, de distinguer le bout du tunnel. Il n’est que temps désormais de nous annoncer franchement que l’austérité est arrivée, qu’il faudra payer plus et recevoir moins en échange, que l’État et les collectivités n’ont plus les moyens de leur magnificence et qu’ils vont consentir des efforts, comme tout le monde. À commencer par une réduction de leur train de vie et une rationalisation de leur fonctionnement. Ce sera douloureux, voire churchillien, mais si les Français ont le sentiment que les efforts et les sacrifices sont partagés, il est probable qu’ils acceptent – un temps – de modifier leur façon de vivre. Encore faudrait-il, justement, que le comportement de ceux qui souhaitent nous faire avaler cette amère potion change aussi. Et là, j’avoue être peu convaincu par le spectacle qui s’offre à nous depuis plusieurs jours. Le navrant résultat du référendum alsacien, le tronçonnage de la loi sur la décentralisation, les atermoiements sur la nécessaire réforme bancaire, le « choc » de simplification aussitôt oublié après sa promulgation, autant de mauvais augures concernant la suite des événements. En somme, tandis que certains se chamaillent autour du sexe des anges, les murs de la Cité s’écroulent sous les coups répétés de la réalité. On connaît la suite. Du moins pour ceux qui n’ont pas encore abandonné leur mémoire pour se concentrer sur Twitter.

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Auteur

  • Pierre Cossard
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