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Problèmes de robinets

La rentrée scolaire 2013 se fera-t-elle sous tension dans les transports? Une combinaison dangereuse semble bien être à l’œuvre dans ce secteur, si important pour l’économie du transport routier de voyageurs. Comme à peu près partout, la crise des finances publiques s’y fait sentir. Première indication qui ne trompe désormais personne, dans les départements, la gratuité des transports scolaires perd chaque jour du terrain au grand dam des associations de parents d’élèves. De fait, ces dernières doivent bien comprendre que les conseils généraux ne semblent guère avoir le choix face à des budgets de plus en plus contraints. Un phénomène d’autant plus prégnant que la réforme des rythmes scolaires – étalée sur deux ans, histoire de compliquer encore un peu la situation – aura d’indéniables incidences sur l’organisation des transports d’enfants, et donc sur leurs coûts. Pas besoin par ailleurs d’être un surdoué en arithmétique pour saisir que la variable d’ajustement qui suivra concernera les nouveaux contrats. Et là, tout porte à croire que la belle mécanique à diminuer les coûts est d’ores et déjà bien en marche. Les tensions naissantes entre les opérateurs et certaines autorités organisatrices n’ont pas encore vraiment fait la Une, que les observateurs attentifs que nous sommes captent, depuis un certain temps déjà, quelques signes avant-coureurs des relations délicates entre les deux acteurs, et ce, autour de quelques appels d’offres en cours.

Prix vraiment tirés vers le bas, cahiers des charges manquant parfois de réalisme, modifications de dernière minute, etc. Autant de sujets d’inquiétudes et de tensions qui promettent à toute cette profession, déjà fragilisée au niveau de ses marges, un été plutôt difficile et peut-être une rentrée qui ne le sera pas moins. Les services des conseils généraux se trouvent aujourd’hui face à de délicats calculs de baignoires et de robinets. Avant que ne soient trouvées des solutions peu réalistes, voire dommageables pour le tissu économique des territoires, il faudra peut-être leur rappeler quelques fondamentaux du principe des vases communicants: toute économie n’est pas bonne à prendre si elle doit mettre durablement en danger les sources de rentrées fiscales. Autrement dit: il vaut mieux éviter de jeter le bébé avec l’eau du bain, sous prétexte d’avoir une baignoire propre…

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Auteur

  • Pierre Cossard
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