Valeur sûre Ce classique de chez Volvo confirme sa polyvalence d’utilisation, un tempérament nerveux et une finition soignée.
Retour au volant d’une vieille connaissance fort appréciée de Bus & Car. L’environnement de bord ne change pas, et c’est tant mieux: l’ergonomie et le style du poste de conduite du Volvo 9500 constituent un des points forts du modèle. On retrouve un véhicule agréable à conduire, dont le moteur Euro 6, malgré une cylindrée encore réduite, conserve le tempérament hargneux de son prédécesseur. Une vivacité et une nervosité magnifiées par la boîte robotisée Volvo I-Shift. Mais ce moteur a un peu trop tendance à exprimer sa joie de vivre! Une sonorité grave, caverneuse, qui plaira au conducteur mais probablement moins aux passagers. Le ralentisseur, qui se commande avec un levier trop petit, est puissant, mais là encore, trop sonore. Le freinage aussi est puissant, progressif, avec un dosage très facile au niveau de la pédale. L’insonorisation et la finition sont excellentes. Tout au plus pourra-t-on regretter la présence de cet essieu avant rigide qui, s’il ne pénalise pas le comportement routier ni le confort des passagers, se rappelle un peu trop aux souvenirs du conducteur par ses effets de “copiage” et ses percussions renvoyées dans le volant. Hormis ce point, le Volvo 9500 confirme son incroyable polyvalence d’utilisation. Comme pour l’Irisbus Magelys Pro (son rival désigné) on a envie de dire: pourquoi dépenser plus?
