Alexander Dennis, Irizar, Solaris, Van Hool ou VDL: autant de noms de carrossiers incontournables en Europe et qui se distinguent par leurs ambitions (et leur représentation) européennes. Alexander Dennis est logiquement très fort au Royaume-Uni, il y dispose d’une offre très vaste grâce à l’intégration du carrossier Plaxton, très réputé localement dans le domaine du tourisme et du grand tourisme. Van Hool a également choisi de s’implanter sur l’île en développant des versions à volant à droite pour ses autocars de tourisme. Il a mis les doubles étages dans son catalogue, les Anglais ayant un faible pour cette architecture.
Van Hool est presque plus français que Belge: malgré une année 2012 particulièrement dure pour la firme en France (mais aussi en Europe), la rive occidentale du Quiévrain accueille 98 de ses véhicules contre 78 en Belgique. Le passage de témoin de la série T9 à la génération TX a induit quelques délais et le marché des cars de ligne, et des bus urbains a été laminé par la guerre commerciale entre Daimler Bus et Iveco Irisbus. En France, Van Hool, comme quasiment tous les carrossiers étrangers, souffre de l’absence de modèle dédié au marché du car scolaire.
Le Néerlandais VDL, se fait davantage connaître en Europe du Nord pour ses autobus que pour ses autocars, mais la situation est inverse en Europe du Sud! Détail amusant (ou douloureux), VDL a fait davantage d’immatriculations en Europe que Scania en bus et en cars! Et il est troublant de constater que le premier accroît sa part de marché européenne de presque 2 % quand le second perd le même ratio en pénétration!
Parmi les francs-tireurs signalons aussi Solaris. Bien que concentré sur le marché des autobus urbains et interurbains, le constructeur polonais réalise des performances intéressantes sur certains marchés. Si ses résultats en France sont orientés à la baisse, il n’en est pas de même partout: en Allemagne, sur le cumul toutes marques, Solaris s’est offert le luxe d’augmenter sa part de 0,8 %: une belle performance sur le 2e marché européen pour un constructeur qui n’a pas d’offre en autocars! Résultat: en Europe, Solaris résiste plutôt bien, tout comme le Turc Temsa.
