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L’hybride prend l’ascendant, mais son coût le freine

D’après une étude du cabinet Pike Research, le marché des bus hybrides affichera une croissance de 25 % sur les six prochaines années, pour atteindre en 2018 un parc de 75 000 unités en service dans le monde. En Europe, c’est la Grande-Bretagne qui a le plus largement adopté l’hybride avec près de 700 véhicules en circulation en 2011 contre une petite cinquantaine en 2010. L’Allemagne a elle aussi augmenté la taille de son parc d’hybrides, elle est passée de 17 à 171 bus hybrides en exploitation entre 2010 et 2011. En Italie, les hybrides de première génération, fabriqués par BredaMenarinibus ou Altra, ont fait florès depuis 1995 avec plus de 200 bus hybrides qui doivent être aujourd’hui renouvelés. « Mais le principal problème pour ces technologies hybrides est le coût d’achat, plus élevé comparé aux bus à motorisations diesel ou à l’hydrogène », rappelle le cabinet d’études.

Un risque technique maîtrisé

Les économies d’énergie réalisées par ces bus restent le principal argument côté exploitant et pourraient les inciter à trouver les financements nécessaires lors de l’achat. Un constat qui se vérifie notamment en France. L’an dernier, la commande de 102 Access’Bus GX 327 et GX 427 hybrides Heuliez Bus par la communauté d’agglomération du Grand Dijon avait fait l’objet d’un financement en partenariat public-privé (PPP), une première. Plus modeste, la commande de 15 Lion’s City de MAN par la RATP, ou bien encore la mise en circulation d’une trentaine de bus à Bordeaux fin 2012, montrent la tendance à l’hybride dans les choix retenus pour les bus urbains par les autorités organisatrices. Avec leurs deux sources d’énergie, carburant diesel et électricité, ces véhicules permettent d’initier en douceur, et sans grand risque technique d’exploitation, la sortie de la motorisation 100 % diesel du parc en circulation. Un effet d’image bienvenu, surtout en période électorale pour les municipales…

Plug-in: les hybrides nouvelle génération

La plupart des constructeurs sont bien engagés dans ce mouvement vers les énergies plus vertes et proposent des bus hybrides: Irisbus avec ses Citelis 12 et Citelis 18, Heuliez Bus avec ses GX 327 et GX 427, MAN avec son Lion’s City, Volvo avec le 7700, Van Hool avec le A330 et Mercedes-Benz avec le Citaro G. Quant à Volvo Bus, il revendique le statut de leader mondial de l’hybride avec un millier de bus vendus dans 20 pays et prévoit qu’à compter de 2014, tous ses bus à plancher bas vendus en Europe soient des bus hybrides. Son modèle 7900 a récemment été décliné en version articulée. Le constructeur suédois dit également être en mesure de tester dès cette année des bus hybrides de nouvelle génération dits plug-in, véhicules rechargeables sur le réseau courant, ce qui permet des réductions d’émission de 75 % et des distances de parcours plus longues. L’hybride pourrait alors s’aventurer en dehors des circuits strictement urbains.

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