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Comment trouver des fonds?

Partenariat ou péage? Les transports publics ont besoin d’argent, ce qui n’est pas nouveau. Ce qui l’est plus, c’est la crise économique profonde que vivent les pays développés. Le débat intitulé « Deux pour un tango, quel partenariat pour financer les transports? » explorait quelques pistes alternatives à l’impôt pour répondre à cet impérieux besoin de cash.

Autorités organisatrices cherchent financement désespérément.

Tel pourrait être le leitmotiv de cette conférence organisée le 27 mai. Histoire de mettre en lumière quelques pratiques ayant fait leurs preuves, l’UITP a voulu mettre en avant deux exemples: les partenariats publics-privés développés en Flandre, et l’usage du péage urbain à Oslo. « La Flandre belge a un programme de développement des transports publics particulièrement ambitieux, explique ainsi en préambule Roger Kesteloot, son représentant, notamment en matière d’infrastructures, de tramway, d’usage de carburants verts ou de construction de dépôts écologiques. Nous disposions de 150 millions d’euros de capitaux propres, consolidés avec le budget de l’UE, mais nous avions besoin de financements alternatifs. Nous avons donc eu recours aux PPP, notamment pour les infrastructures et les nouveaux dépôts. » Plus que le détail financier de cette expérience, c’est bien la conclusion du responsable qu’il convient de retenir. « Un PPP permet un partenariat à long terme et de combiner différentes expertises utiles, conclut Roger Kesteloot. En revanche, le PPP est un système complexe à mettre en œuvre, qui réclame la présence de bons conseillers juridiques et nécessite un bon équilibre du risque entre les différents partenaires. »

Un péage doit être bien expliqué, et son produit bien employé

Pour Kristian Waersted, responsable des transports de l’agglomération d’Oslo, le péage urbain s’avère un formidable outil de développement des transports publics. Il est vrai que la Norvège bénéficie de 75 ans d’expérience en la matière, dans huit agglomérations. Depuis les années 1990, la capitale a dû investir dans la construction d’un tunnel et d’un périphérique pour désengorger le centre. Au départ, 20 % des sommes récoltées étaient réinvesties dans les transports publics. « Nous avons fait progresser les tarifs en trois étapes depuis, explique-t-il. À chaque fois, il s’agissait de multiplier les prix par trois, et la population n’était évidemment pas favorable à ces mesures. Il a donc fallu faire montre de pédagogie et prouver que les sommes étaient clairement destinées à l’amélioration de l’offre de transport. C’est aujourd’hui le cas pour 60 % des recettes générées par les péages. » L’objectif consiste désormais à contraindre dans l’avenir le trafic automobile au niveau atteint en 2012. Pour ce faire, une dizaine de projets d’aménagements ont été validés. L’État norvégien prenant 55 % des coûts à sa charge, le reste sera justement financé par les péages.

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Auteur

  • Pierre Cossard
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