La bonne combinaison La conférence intitulée « Mobilité combinée: se préparer pour la prochaine génération », s’est tenue ce 27 mai 2013 au salon UITP de Genève.
Alors que de moins en moins de jeunes font de l’achat d’une voiture une de leurs priorités, les opérateurs de transport public doivent réagir vite pour saisir l’opportunité d’amener une nouvelle clientèle à voyager en bus, métro, tramway, etc., en s’appuyant sur d’autres mobilités, comme les services d’autopartage. Tel est en substance, le constat établi par les intervenants du débat « Mobilité combinée: se préparer pour la prochaine génération », qui s’est déroulé dans le cadre du salon UITP ce 27 mai 2013 à Genève.
« Notre société est marquée par un phénomène de démotorisation débuté en 2008. Il est surtout visible parmi les moins de 30 ans dans les pays industrialisés », a expliqué John Borghuis cofondateur et Pdg de la société néerlandaise de voitures partagées Greenwheels. Car désormais, la possession d’une voiture est de moins en moins perçue comme un gage de réussite.
Ce constat a d’ailleurs été fait par nombre de constructeurs automobiles, qui ont rapidement réagi à ce phénomène. Ainsi, « Daimler a lancé en 2008 un service de voitures partagées baptisé car2go, et petit à petit, il fut rejoint par d’autres grands noms de l’automobile », explique John Borghuis. Les opérateurs de transport, en revanche, doivent encore se mettre à la page et développer des mobilités alternatives se combinant aux TP plus classiques. Si en Suisse l’intérêt de la mobilité combinée, notamment avec l’autopartage qui existe dans le pays depuis 50 ans, a été bien assimilé, les opérateurs de beaucoup de pays, dont la France, sont encore à la traîne. Pourtant, selon le cofondateur de Greenwheels, rien n’est encore perdu: « Les opérateurs de transports publics, de par leur expérience, sont les mieux placés pour développer la mobilité combinée et devenir les opérateurs du futur. » Il est encore temps de saisir la balle au bond.
