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Réduire la dépendance aux carburants fossiles

Constat Malgré l’électrique, les transports publics ne pourront pas faire totalement l’impasse sur les carburants fossiles.

C’est ce qui ressort de la conférence sur la transition entre carburants et électromobilité qui s’est tenue le 28 mai. Richele Cabral, de la Fédération des entreprises de transports de passagers de l’État de Rio de Janeiro (Fetranspor), au Brésil, a ainsi pris position pour le développement « des systèmes hybrides, biodiesel et diesel-gaz naturel par des financements publics ». La responsable a souligné « les meilleures performances environnementales obtenues par le gaz naturel et l’éthanol », très présents au Brésil. Richele Cabral conclut de manière pragmatique: « Il faudra arriver à faire converger nos souhaits avec les moyens dont on dispose, la solution ne sera pas nécessairement identique pour chaque pays ou même pour chaque ville. » Un réalisme partagé par Wolfgang Warnecke, directeur scientifique du pôle mobilité du pétrolier Shell. « Qu’on le veuille ou non, le poids des énergies fossiles restera encore très important dans vingt ans, a-t-il rappelé d’emblée, mais les carburants ne se limitent pas au gazole pour le diesel. » Gaz liquéfié ou naturel comprimé, les biocarburants ou encore l’hydrogène, font partie des carburants innovants étudiés par Shell qui mise résolument sur les carburants liquides et sur une nécessaire combinaison de technologies sources d’énergies à l’avenir.

Le diesel conserve le plus fort rendement énergétique

Un postulat également retenu par Franz Freiherr von Redwitz, vice-président du constructeur MAN Camions & Bus. « Le diesel gardera un avantage certain pour les longues distances avec une introduction progressive d’hybride tandis que l’électrique trouvera un terrain plus favorable dans l’urbain puis, à moyen terme, dans l’interurbain », a-t-il estimé. L’électrique reste confronté au trop faible rendement énergétique de ses batteries: 1 000 Wh par kg pour le lithium-ion attendu en 2035 contre 12 000 Wh aujourd’hui pour le diesel. Enfin, « des standards devront être élaborés, notamment pour les dispositifs de charge, très variés aujourd’hui entre le biberonnage, l’induction, le plug-in; un sujet qui freine considérablement les collectivités dans leur choix de l’électrique ».

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Auteur

  • Bruno Gomes
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