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Simplifier, c’est pour quand?

Comment ne pas se réjouir de voir en ce moment nos élus prendre à bras-le-corps un certain nombre de problématiques liées à la mobilité? En quelques semaines seulement, les compétences transport des métropoles, la dépénalisation du stationnement ou la notion d’autorités organisatrices de la mobilité urbaine ont composé le menu des sénateurs. Nous en rêvions, les sages du palais du Luxembourg l’ont fait! Et maintenant? À bien y regarder, tous ces textes, qui vont dorénavant passer sous les fourches Caudines des députés, soulèvent presque plus de questions qu’ils ne résolvent de problèmes. Prenez l’exemple des métropoles. Si la création de ces entités administratives répond sans conteste à l’évolution de nos sociétés, on peut légitimement s’étonner de ne pas voir en contrepartie disparaître une strate administrative, ne serait-ce que pour des raisons économiques, dans les zones qui les abriteront. Voilà pourtant un sujet qui semble pour l’instant devoir être évité. D’ailleurs, là encore, on touche du doigt une autre interrogation. Car finalement, combien de métropoles dans l’Hexagone? Neuf, douze, quid de Paris? Et si l’on rentre vraiment dans les particularismes du transport de voyageurs, en prenant notamment comme référence ce qui a été décidé pour Aix-Marseille-Provence, les questions soulevées par la création d’un « périmètre de transport métropolitain » sont légion, avec comme toujours un diable qui se cache dans les détails.

Jetons pour l’instant un voile pudique sur l’identité du responsable des transports scolaires dans ce fameux périmètre pour nous interroger simplement sur le choix de la convention collective du personnel qui assurera le transport: interurbaine ou urbaine? Attention, Messieurs les députés, la réponse sera fondamentale pour l’équilibre des comptes des collectivités, et pour la santé mentale des opérateurs! On estime entre 20 et 30 % le surcoût du passage de la première à la seconde dans les zones peu denses. D’autre part, certains observateurs font remarquer que l’application de la convention collective urbaine sera impossible dans un certain nombre de cas. Le menu des députés sur ces sujets risque donc d’être indigeste, mais attention à la facilité quand elle confine au « simplisme ».

On en a vu les résultats avec la loi sur l’accessibilité…

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Auteur

  • Pierre Cossard
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