Partenariat européen L’ICx succédera à l’ICE, première génération de matériel allemand à grande vitesse, soit 130 exemplaires commandés par la Deutsche Bahn à Bombardier et Siemens pour 1,3 milliard d’euros avec options pour 170 rames supplémentaires. Le matériel sera pourvu d’automatisme de porte, de climatisation et de système de freinage de technologie française, comme celles de Faiveley, leader européen des équipementiers ferroviaires.
Le 12 juin 2013, sur le site industriel d’Amiens, Siemens France et Faiveley présentaient le nouveau système de freinage des futures rames ICx de la Deutsche Bahn. Une commande qui doit être réalisée entre 2013 et 2019. Faiveley produit des gammes d’équipements complets pour les matériels ferroviaires dans les domaines du freinage, de la climatisation, des systèmes d’accès passagers (portes de trains et portes palières de quais), des coupleurs et du captage électrique
« Quand on sait que dans un matériel ferroviaire, la part achetée par le constructeur représente 70 % de la valeur de l’ensemble, on comprend l’importance du choix des fournisseurs », note Éric Cazeaux, responsable de la division Systèmes ferroviaires de Siemens France. Côté fournisseur, la compréhension et l’adaptabilité à chaque marché sont tout aussi importantes. Faiveley s’est « coulé » dans le marché allemand afin de comprendre les « requis » du constructeur et ceux du futur exploitant, la Deutsche Bahn. L’entreprise bénéficie d’une longue expérience de coopération avec Siemens, en France comme à l’international, dans le domaine des métros automatiques et classiques. En effet, il équipe également les nouvelles rames Inspiro Siemens de Munich et de Varsovie.
« Plus de 600 ensembles (20 000 éléments) du nouveau système de freinage compact fourni pour les rames ICEX conçu chez Faiveley seront fabriqués sur le site d’Amiens », rappelle Guillaume Lucas, directeur général
Un résultat de l’insertion réussie de Faiveley dans une démarche avec Siemens dite de « co-design » des équipements visant à leur assurer une meilleure accessibilité, donc une bonne « inspectabilité ». Gains de temps de maintenance à l’appui!
Pour Siemens, le contrat Faiveley reflète une démarche fondamentale du groupe. Siemens-France, qui en 2012 employait plus de 7 000 collaborateurs avec un chiffre d’affaires de 2,3 milliards d’euros, affirme sa volonté de « faire grandir ses partenaires français à l’international » en coopérant avec des entreprises de toutes tailles dans une vision à long terme, notamment dans le domaine ferroviaire
Le pantographe, cet historique produit phare de Faiveley, s’impose dès les origines de l’entreprise. C’est au début des années 1920 quand les réseaux Paris-Orléans et Midi lançaient les premières grandes électrifications ferroviaires françaises.
Les systèmes de portes sont construits sur les sites de Tours et les ensembles de climatisation à Lille.
Mais également dans d’autres secteurs d’activités comme les bornes écotaxe, les énergies vertes, le secteur médical, l’informatique, le photovoltaïque et les textiles industriels. Siemens fait travailler en France 9 000 fournisseurs dont 60 % de PME avec plus de 500 millions d’euros d’achats annuels.
Un chiffre d’affaires 2012-2013 de 900 millions d’euros, plus de 5 400 emplois (dont les deux tiers en Europe) répartis sur 7 centres de production et un carnet de commandes de 1,69 milliard d’euros en croissance de 16,9 %, soit l’équivalent de 22,5 mois d’activité, Faiveley note l’évolution positive de ses activités. Elles sont réparties entre services (36 %), freinage et sécurité (26 %), accès et information (19 %) énergie et confort (19 %).
Si les chiffres d’affaires Europe (− 3 %) et Asie-Pacifique (− 9 %) sont en recul, la forte progression de celui de l’Amérique du Nord (+ 27 %) stabilise l’ensemble. Cette progression américaine est liée au rebond du fret ferroviaire US et à l’association avec le freineur Amsted Rail. Toutefois, avec 60 % du total, l’Europe continue de représenter la majorité des ventes (Asie-Pacifique 27 %, Amérique 12 %).
