La ville d’Oslo, considérée comme un modèle au niveau de la gestion de ses transports publics, envisage cependant quelques améliorations de son système et cherche l’inspiration dans d’autres pays.
Alors que nombre d’actions ont été menées avec succès dans la région d’Oslo-Akershus pour favoriser le transport public, Ruter sait que son système doit cependant être amélioré sur certains points. Par exemple, à l’heure actuelle, si certains modes de transport tels que le bus, le tram, le ferry et le métro sont soumis à la même tarification et peuvent être empruntés avec une même carte de transport, il n’en est rien lorsqu’il s’agit de louer un vélo ou d’utiliser les services d’autopartage.
« C’est un sujet sur lequel nous sommes en réflexion. On pourrait peut-être aller vers une seule carte de mobilité avec les vélos et l’autopartage intégrés dans le même système », explique Hans Cats, coordinateur de mobilité verte pour le programme Cities of the Future à Oslo. De même, si Ruter a mis en place des planificateurs de voyages permettant aux usagers de connaître la meilleure manière de se rendre d’un point A à un point B, ceux-ci n’incluent pas d’alternatives en cas de problème avec un mode de transport. « Dans le planificateur de trajet, les usagers doivent trouver des solutions alternatives eux-mêmes, nous ne sommes pas encore au point à ce sujet », reconnaît Trafikanten, la société en charge de l’information en temps réel à Oslo.
La question du financement de grands projets, tels que la rénovation de la gare centrale, se pose également. Si le péage urbain permet déjà de mener certaines actions à bien, l’autorité organisatrice sait qu’à plus long terme, il lui sera nécessaire de trouver de l’argent. « Le péage urbain n’a pas résolu tous les problèmes. Car son succès entraîne une baisse de circulation des véhicules et donc une baisse de rentrée d’argent. La réussite devient en fait un problème », explique Daniel Molin, conseiller en climat pour le conseil du comté d’Akershus.
Pour permettre aux idées de se concrétiser « nous avons besoin de trouver les financements nécessaires. Le péage urbain n’est pas suffisant, mais le versement transport pourrait être une nouvelle étape », estime Ola Elvestuen, maire adjoint chargé des transports dans la région d’Oslo. La ville modèle cherche donc aussi ses modèles à l’étranger.
