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La Nordic touch

En l’espace de quatre ans, la fréquentation des transports en commun de la région d’Oslo-Akershus a augmenté de 60 %. Derrière ce succès, se cache Ruter, l’autorité organisatrice des transports de la région.

Il est possible de se rendre à Oslo pour découvrir les fjords au bord d’une mer transparente et se perdre dans les forêts de sapins alentours. Mais c’est pour de tout autres raisons que le Club européen des villes et des régions intermodales avait choisi cette destination pour sa quatrième visite d’étude les 18 et 19 juin. Car la capitale norvégienne et sa région, Akershus, sont aussi un modèle en matière de transport public européen.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes: entre 2007 et 2011, la fréquentation des transports en commun d’Oslo-Akershus a augmenté de 60 %. En 2010, ce sont 271 millions de trajets qui ont été effectués dans la région. Quant au trafic lié aux voitures particulières, il est resté au niveau de 2004, et ce, bien que depuis la population a augmenté de 15 %.

Derrière ce succès, se cache Ruter, l’autorité organisatrice de la région créée en 2008. Détenue à 40 % par la région d’Akershus et à 60 % par la ville d’Oslo, l’entreprise publique a su mettre en place des mesures incitatives pour développer les transports publics.

La grande stratégie payante a été de faire des préférences des usagers une ligne de conduite à suivre. À partir de là, diverses études ont été menées pour déterminer ce qui comptait le plus pour les voyageurs. « Nous nous sommes aperçus que ce qui importait le plus aux yeux de nos clients, indique Kjersti Midttun, directrice de la planification du trafic chez Ruter, c’était la fréquence de passage et le confort, bien avant le prix, nous avons donc mené des actions en conséquence. »

Cette stratégie, qui s’est mise en place en pleine période de crise économique, a pu être rendue possible grâce à une politique qui a fait ses preuves: le péage urbain. Mis en place en 1990, celui-ci a pour but de limiter les déplacements en voiture et de permettre d’engranger des recettes dont une partie est allouée aux transports publics. En 2011, la part de subvention totale a ainsi atteint 46 %, ce qui a permis de développer des actions qui n’auraient pas été possibles sans cela. Par exemple, la baisse des tarifs des transports en commun en 2011 dans la région d’Akershus.

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Auteur

  • Shahinez Benabed
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