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Coup de rétro sur l’autocar

Patrimoine Les amateurs de cars anciens s’étaient donné rendez-vous les 6 et 7 juillet pour la 6e Fête du Car. Elle a eu lieu à Vanosc en Ardèche, sur les terres de Joseph Besset, fondateur, il y a tout juste 100 ans à Annonay, d’une carrosserie dont l’actuelle usine Iveco Bus est l’héritière.

Retour en images sur l’événement qui retrace in vivo l’évolution du car "made in France".

Un parfum de nostalgie flottait parmi les visiteurs venus assister début juillet à la 6e Fête du Car à Vanosc, en Ardèche. Deux cents à trois cents personnes se sont déplacées dans ce village qui a vu naître le fondateur de l’autocar moderne français, Joseph Besset, dont on fête cette année le 100e anniversaire du début de son activité de carrossier à Annonay. C’est en 1913 qu’il s’y installe pour donner plus d’ampleur à son métier de carrossier. Puis, il construit un site de fabrication plus important, siège de l’actuelle usine Iveco Bus. Avec plus d’une trentaine de cars anciens exposés, cette 6e Fête du Car signe la plus grande concentration de véhicules du genre en France. Organisée par l’association culturelle de Vanosc, La Vanaude, et la communauté de communes du bassin d’Annonay, cette Fête du Car s’appuie largement sur le musée du car, ouvert en 2001 et installé dans cette petite commune de l’Ardèche verte.

Le charronnage à l’origine du car

L’histoire du car y est présentée avec le charronnage comme point d’entrée: c’est cette technique de travail du bois et du fer pour la construction des roues et des voitures hippomobiles qui évoluera vers la carrosserie dans les années 1920 et 1930, avec notamment la création du premier constructeur de cars autoportant Isobloc par Joseph Besset. Deux nouveaux véhicules (un Isobloc W149DP qui date de 1951 et un Berliet PCK 8W de 1947) ont d’ailleurs été présentés avant de rejoindre les véhicules déjà exposés dans le musée (P53, Isobloc, S45, Saviem S53, Renault FR1, etc.).

La Fête du Car a aussi été l’occasion pour les transporteurs de faire découvrir leurs véhicules de collection, comme un Chausson ASH522 et un PHN Randonnée amenés par le transporteur Ginhoux, aussi présent avec un Magelys Pro. Car si l’objectif était de montrer le passé du car, les organisateurs comme les représentants économiques et politiques locaux ont souligné l’importance de cette filière conjuguée au présent. Michel Teston, sénateur de l’Ardèche et Olivier Dussopt, député et maire d’Annonay, ont rappelé la nécessité de « défendre l’usine Iveco Bus et sensibiliser nos collègues quand ils passent des commandes de cars, et leur rappeler l’existence de cette usine » et de ses emplois. Pour que le car reste à la fête encore de nombreuses années dans la région.

Iveco Bus joue la carte locale

En organisant des journées portes ouvertes dans son usine d’Annonay pendant la Fête du Car à Vanosc, Iveco Bus s’inscrit dans l’histoire locale des terres de Joseph Besset. C’est la quatrième fois que l’usine ouvre ses portes au public. À chaque fois, cela a été à l’occasion d’une nouvelle page de son histoire: présentation des Saviem en 1971, du car FR1 en 1983, du 100e anniversaire de Renault en 1998 et enfin, cette année, la présentation de l’UrbanWay, symbole du passage à l’Euro VI. Pour Pierre Lahutte, vice-président d’Iveco Bus, « cette journée appartient à nos employés qui sont très attachés à leur usine et nous souhaitions mettre à l’honneur la fabrication française et la diversité de nos savoir-faire: chaudronniers, soudeurs, électriciens, peintres, etc. » Un argument que le constructeur, qui a reçu le label Origine France Garantie au mois d’avril, ne se prive pas de rappeler à ses clients, chiffres à l’appui. « Nous ne souhaitons pas changer les règles de la concurrence, mais pour qu’on nous donne notre chance: un bus, c’est 15 000 à 20 000 € de revenus sociaux et 1 à 2 emplois directs », rappelle le responsable, « avec un supplément de conscience lors de l’achat, la recherche d’une économie de 5 000 ou 10 000 € pour un car fabriqué en Turquie peut faire perdre 15 000 à 20 000 € à l’État! »

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Auteur

  • Bruno Gomes
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