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Le parc français dominé par l’Euro III

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Le parc français dominé par l’Euro III

Crédit photo Bruno Gomes

État des lieux À force de parler de l’Euro VI, on en oublierait presque qu’en France, le parc circulant de véhicules est loin d’afficher les normes Euro les plus récentes. Entre rétrofit ou renouvellement, l’arbitrage sera de toute manière financier.

À première vue, l’équipement de systèmes antipollution sur des véhicules anciens est une bonne nouvelle pour les collectivités tentées de conserver plus longtemps leurs flottes de véhicules. Mais le calcul est plus complexe qu’il n’y paraît, et au final, les constructeurs préféreraient ne pas en entendre parler… Passé pratiquement inaperçu lors de sa publication, l’impact de l’arrêté permettant l’équipement de systèmes antipollution sur des bus et des cars anciens est encore difficile à mesurer.

Malgré un investissement réduit, d’autres paramètres, économiques, autres que celui des émissions sont à prendre en compte pour mettre à niveau un véhicule. « Il faut bien étudier l’ensemble des investissements à réaliser sur le véhicule, et cela ne se limite pas aux seuls niveaux d’émission, comme le changement de composants, les moteurs parfois, mais aussi l’accessibilité », explique Éric Steil, directeur du réseau Twisto de Caen pour Keolis, « certains véhicules plus anciens n’offrant pas de possibilités financièrement ou techniquement faisables dans ce domaine. »

Reste que le sujet avait été étudié au niveau du groupe Keolis pour apporter une solution de mise à jour de véhicules anciens selon les choix des collectivités. Car ce sont bien les élus qui conservent le volant pour ces décisions. « La décision de la collectivité d’investir dans de nouveaux véhicules aux dernières normes, livrés début 2014, nous aide à sortir des véhicules plus anciens de notre parc », poursuit Éric Steil. Même constat pour Thierry Wischnewski, directeur général du réseau Vitalis à Poitiers. La question du rétrofit ne se pose pas. « 60 % de notre flotte est en GNV, nous testons une orientation vers l’hybride, les seuls véhicules diesels que nous avons sont en Euro V et ceux plus anciens sortiront de notre parc début 2014 », résume le responsable. « Les sujets de discussion aujourd’hui tournent davantage autour des énergies de demain, en testant l’hybride, en s’interrogeant sur le maintien ou l’évolution du GNV, plutôt que le rétrofit de véhicules anciens. »

48 % des autocars en Euro II ou Euro III

Pourtant, une rapide analyse des graphiques de répartition par norme des véhicules du parc d’autobus et d’autocars en France montre la part encore prépondérante des véhicules aux premiers niveaux Euro. Ainsi, 50 % du parc de bus en France (RATP compris) est classé en Euro II ou Euro III d’après les statistiques du ministère de l’Écologie, soit davantage que le parc Euro V et Euro V EEV (43 % au total). Le constat est identique du côté des autocars: 48 % des autocars sont en Euro II ou Euro III contre 42 % en Euro V, Euro V EEV et Euro IV.

Le potentiel de marché semble donc intéressant pour le secteur, à la fois pour les équipementiers et les constructeurs qui chercheront davantage à jouer la carte de la modernisation du parc que celle du rétrofit des véhicules existants. Entre les deux, la règle des impératifs budgétaires risque d’avoir le dernier mot…

Répartition du parc des cars par norme Euro en France au 1er janvier 2013BCGraph935Répartition du parc de bus par norme Euro en France au 1er janvier 2013BCGraph935
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  • Bruno Gomes
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