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Qui ose, gagne!

Ceux d’entre vous qui ont eu le bonheur – j’espère – de lire mon dernier éditorial seront certainement sensibles aux ultimes soubresauts gouvernementaux concernant les liens désormais tissés par nos édiles entre le CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) et la TVA à 10 % pour les transports.

Et oui, malgré les appels unanimes de l’ensemble de la profession et des principales associations d’usagers des transports publics, l’État a su rester ferme dans sa conviction qu’un billet de cinéma était plus important pour nos concitoyens qu’un ticket de métro.

Le premier, sans doute essentiel au bon moral de la population en ces temps difficiles, bénéficiera donc du taux réduit à 5 % le 1er janvier prochain, quand le second, indispensable pourtant lorsqu’il s’agit d’aller travailler – ou trouver un emploi – bondira à 10 %. Allez comprendre! Certes, on nous explique que les entreprises concernées, pour éviter de présenter la facture à leurs autorités organisatrices ou à leurs clients, pourront toujours compter sur les sommes allouées au CICE. Amusant, quand on sait que les caisses de ce même CICE pourraient bien être en grande partie alimentées par les fonds récoltés à travers la contribution climat-énergie, la fameuse CCE. Une taxe dont les transporteurs, gros consommateurs de produits pétroliers, seront bien entendu de grands contributeurs.

En résumé, non seulement le CICE ne sera guère employé à doper la compétitivité des entreprises, mais ces dernières ne feront finalement que récupérer des sommes par elles versées.

Encore un coup de génie des fonctionnaires de Bercy qui, en matière d’idées nouvelles, compensent largement à eux seuls le pétrole et le gaz de schiste qui nous manquent si cruellement. Pour autant, le signe ainsi envoyé à un secteur vital pour le bon fonctionnement de nos sociétés est loin d’être positif.

Rappelons tout de même qu’il est non délocalisable, qu’il contribue en permanence à la lutte contre la pollution atmosphérique et qu’il est incontournable pour bon nombre de ceux qui se lèvent encore tôt pour aller au boulot ou à l’école… C’est d’ailleurs certainement l’impossibilité dans laquelle nous sommes de nous passer du transport de voyageurs qui en fait cette cible si facile.

« Y’a que le Fisc qu’ose tout, c’est même à ça qu’on l’reconnaît », diraient certains. À voir dans toutes les bonnes salles obscures…

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Auteur

  • Pierre Cossard
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