Le débat intitulé « Communiquer vers le grand public: quelles cibles, quels messages, quelles modalités? », des 24es Rencontres nationales du transport public à Bordeaux a eu lieu le 27 novembre.
Qu’elle soit destinée aux usagers réguliers des transports en commun ou aux adeptes de la voiture, la communication peut-être un atout qu’il est important d’adapter en fonction des cibles visées et des objectifs à atteindre. La table ronde intitulée « Communiquer vers le grand public: quelles cibles, quels messages, quelles modalités? », organisée le 27 novembre, tentait d’apporter quelques réponses à ce sujet.
La communication peut-être différente en fonction des réseaux, de leur taille et de leur problématique à un instant T. Elle peut avoir comme objectif de donner envie d’utiliser les transports publics, mais elle peut aussi avoir d’autres buts. À la RATP par exemple, le problème n’est pas de convaincre les usagers étant donné que le réseau est saturé. « C’est la rançon du succès, explique Isabelle Ockrent, directrice de la communication de la marque RATP. Nous avons donc mis en place une communication visant à informer, afin de rendre plus acceptable la situation et créer de l’empathie entre les agents et les voyageurs. »
À Lille, où les prix des titres de transport ont augmenté de manière importante au 1er janvier 2012, c’est une communication sur la transparence du coût du transport qui a été expérimentée. « Il y a un an, l’abonnement mensuel est passé de 48 à 52 euros, indique Éric Quiquet, vice-président de Lille Métropole. Nous avons donc expliqué aux usagers que cette somme supplémentaire n’est rien comparée au coût réel de leurs transports, que Lille Métropole communauté urbaine paie les deux tiers du prix du trajet. Et nous avons insisté sur le fait que cette rentrée supplémentaire d’argent était destinée à nos investissements, comme le fait d’avoir embauché 300 conducteurs. »
Au-delà d’une communication étudiée en fonction de la problématique rencontrée, la question de la manière de cibler à qui le message doit être adressé et comment a aussi été abordée. Pour être sûre de coller au plus près des attentes du public concerné, l’agglomération de Saint-Étienne a fait le choix d’utiliser un programme d’agrégation des données clients. « Pour mettre en place une politique de communication, nous avons d’abord cherché à savoir qui est le client. Nous avons donc mis en place un CRM
CRM: de l’anglais Customer Relationship Management, qui signifie gestion de la relation client. Il concerne l’ensemble des outils permettant d’analyser et d’utiliser des informations relatives aux clients.
