Le Club Managers, qui vient de se terminer et dont vous trouverez le compte-rendu exhaustif dans ce numéro, a ceci d’enrichissant qu’il met toujours en lumière les préoccupations du moment des entreprises de transport routier de voyageurs. Un bon moyen pour chacun des participants et, par extrapolation, pour tous les lecteurs du magazine, de prendre la température du secteur et de voir comment chacun s’adapte à des situations qui, pour posséder des singularités évidentes, sont tout de même le fruit de problématiques communes.
Je ne vous dévoilerai pas ici le résultat des multiples réflexions menées durant ces quatre jours. Plusieurs phénomènes auront cependant retenu toute mon attention.
D’abord, la complexité exacerbée de ce métier auquel les pouvoirs publics et la situation économique rajoutent en permanence des strates de difficultés. Un abus typiquement français de réglementations, de normes, d’obligations et de contraintes – où est donc passé le fameux « choc de simplification »? – qui pourrait bien, à terme, lasser certains chefs d’entreprise, comme il semble aujourd’hui fatiguer une partie du personnel de ces entreprises. À l’inverse, on ne se lasse pas d’être surpris de la combativité de tous ces patrons, jeunes ou moins jeunes, qui, loin de plonger dans un pessimisme de mauvais aloi comme ce fut parfois le cas il y a encore quelques années, cherchent d’abord à s’adapter au mieux aux changements de cap permanents que leur impose la situation évoquée plus haut.
Le troisième aspect frappant de ce métier, qui découle d’ailleurs des deux premiers, est leur capacité permanente d’adaptation. Lors des débats qui ont rythmé cette opération, chacun a partagé ses expériences sans faux-fuyant. Réussie ou non, cette somme de savoirs et d’acquis mise au service de tous est sans aucun doute ce qui marque le plus tous ceux qui ont la chance de participer au Club. Un partage communautaire au sens noble qui me paraît de bon augure en cette fin d’année 2013, marquée par des difficultés de tous ordres.
Il existe donc à mon sens une philosophie du métier qui s’avérera bien utile dans les mois à venir, lorsque, comme on peut le craindre, la situation s’aggravera encore. Rendez-vous donc le 17 janvier prochain pour une année 2014… aventureuse.
