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« Je vous ai compris… »

À mon tour de vous présenter très officiellement les vœux de toute l’équipe de la rédaction de Bus & Car pour cette année 2014 qui commence. Et comme mes réflexions matinales ne m’ont jamais fait penser à autre chose que de me raser sans coupures, je ne me lancerai pas dans un exercice de haut vol comme se doit de le faire chaque année le locataire de l’Élysée. En revanche, comme tout un chacun, j’aimerais vous faire partager quelques réflexions sur ce fameux "tournant" déjà largement commenté dans la plupart des médias.

J’ai d’abord le sentiment que le parti au pouvoir, par la voix du président de la République, semble enfin prêt à assumer une vision du monde sans doute plus en adéquation avec la réalité.

Un changement attendu, et que ne laissait pas supposer jusqu’alors l’indigeste dialectique consistant à faire ce que l’on n’ose pas dire et à claironner ce que l’on sait ne pas pouvoir accomplir.

Les électeurs en prendront acte et récompenseront sans doute à leur façon ce qui peut apparaître, c’est selon, comme un acte de courage ou un reniement. Puisque "l’entreprise" n’est désormais plus un terme vulgaire dans la bouche du pouvoir, voyons ce qu’elle pourrait attendre de cette nouvelle considération. Au fond, de quoi ont par exemple besoin les opérateurs de transports, ceux qui nous intéressent ici? D’abord, d’un vrai "choc de simplification" qui aille au-delà des mots. L’accumulation continue de taxations multiples, de réglementations nouvelles et parfois contradictoires, ou de normifications toujours plus contraignantes transforme souvent l’art entrepreneurial en un casse-tête permanent, peu propice à l’établissement de stratégies sur le long terme.

Côté gouvernance, il va aussi falloir en finir avec le fameux mille-feuille territorial, et nous devrons être particulièrement attentifs au deuxième volet de la loi de décentralisation.

Enfin, puisque tournant libéral il y a, il n’est que temps de se pencher clairement sur certains monopoles franco-français.

Et en cela, la très attendue réforme ferroviaire ou la mise en œuvre des conditions de développement du transport interrégional en autocar devraient être d’excellents indicateurs de la véritable volonté de ce gouvernement.

Oserait-on désormais faire clairement ce que l’on dit dans les palais du pouvoir?

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Auteur

  • Pierre Cossard
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