À Toulouse, le duel métro-tram n’est pas nouveau. Droite et gauche se sont déjà plusieurs fois affrontées sur ce terrain. Cette campagne électorale n’échappe pas à la règle.
« En matière de transport, nous avons remis Toulouse en marche »
Président de Tisséo depuis janvier 2010, Pierre Cohen (63 ans) brigue un second mandat à la mairie de Toulouse après son élection le 21 mars 2008. Il a officiellement lancé sa campagne le 9 décembre 2013, puis a présenté son programme le 4 février 2014. Son équipe compte 68 membres.
→ lancement de la ligne Noctambus qui prend le relais du métro après sa fermeture
→ ouverture des VelôToulouse 24 heures/24 et création de 30 stations supplémentaires
→ retour du tramway via la création de la ligne Garonne
→ 120 km de voies en site propre pour les transports collectifs
→ ligne tramway Envol vers l’aéroport en 2015
→ liaison des Ramassiers en 2015
→ aérotram (Oncopole – UPS), en 2017
→ bus rapide Ouest en 2017 (Tournefeuille – Toulouse)
→ bus rapide Portet – Oncopole à l’horizon 2018
→ prolongement de la ligne B du métro à Labège en 2019
→ achèvement de la ligne A du métro avec le doublement de sa capacité (à l’horizon LGV)
→ ligne tramway Canal
→ créer une ligne Tournefeuille – Basso Cambo – Lycée polyvalent en 2015
→ mettre en service une ligne Tournefeuille – Ramassiers
→ lancer une ligne transversale nord de Toulouse/Colomiers en 2015 (avec desserte Airbus et tronçon en site propre)
→ déployer une ligne Amidonniers – Jeanne d’Arc – Matabiau
→ développer une ligne traversant les Pradettes
→ lancer 10 lignes Linéo à l’horizon 2020, dont les lignes Linéo 10, 14, 22, 38, 62 et 64, et la nouvelle ligne Pradettes
→ étendre l’amplitude horaire de toutes les lignes de bus jusqu’à 21 heures
→ renforcer le service Noctambus en étoile avec trois nouvelles lignes
→ expérimenter les voies rapides réservées aux bus (bande d’arrêt d’urgence)
→ engager une réflexion autour de l’exploitation du métro jusqu’à 3 heures du matin
→ étendre les voies cyclables et les axes en réseau express pour atteindre 200 km d’ici 2020
→ faciliter le stationnement vélo dans l’espace public
→ développer les zones 30
→ inciter les jeunes à la pratique du vélo
→ valoriser la piétonisation par un jalonnement d’itinéraires
→ créer une voie réservée aux modes doux le long des canaux
→ encourager le covoiturage avec l’identification de points d’arrêts et de prise en charge
→ augmenter de 60 % le nombre de places dans les parkings relais? développer l’offre de parkings vélos et motos
→ amplifier le plan local de stationnement via une offre d’abonnement préférentiel résident
→ mettre sur pied une société publique locale (SPL) pour la gestion du stationnement et de ses infrastructures
→ commercialiser un titre unique de transport en 2015
→ engager un schéma régional de l’intermodalité, tel que prévu par la nouvelle loi de décentralisation, prenant en compte des propositions de tarification, d’information des voyageurs, de billétique, d’interopérabilité (tram-train) et de coordination des horaires
→ accélérer les études portant sur l’utilisation partagée du réseau tram-train
→ renforcer de la ligne C du TER
→ créer un parlement du transport et de la mobilité associant les entreprises, les acteurs économiques et les partenaires sociaux aux choix stratégiques.
Vice-président du syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de Toulouse (ex Tisséo) de 1998-2001, Jean-Luc Moudenc (53 ans) est en lice pour reconquérir la mairie de Toulouse qu’il a occupée de 2004 à 2008, suite à la démission de Philippe Douste-Blazy, nommé ministre de la Santé et de la protection sociale le 29 novembre 2004. Sa campagne a officiellement débuté le 16 janvier 2014, et son programme est dévoilé au fil de l’eau jusqu’au mois de mars. Son équipe regroupe 68 membres.
« Un nouvel élan pour les transports à Toulouse et des services publics plus performants »
→ étendre les horaires d’ouverture de la ligne A du métro, le week-end jusqu’à 3 heures du matin au lieu d’1 heure aujourd’hui
→ construire une troisième ligne de métro de 20 km baptisée Aérospace qui reliera « l’air à l’espace, en passant par le rail avec l’arrivée de la LGV à horizon 2025 ».
→ ne pas augmenter les impôts
→ éviter les doublons liés à la présence d’autres projets de transport en commun sur le tracé de cette future liaison, en stoppant la ligne de tram Canal, la ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) à Montaudran, le prolongement de la ligne B du métro à Labège et le développement de la partie toulousaine BHNS Ouest.
À la clé: 800 millions d’euros potentiellement ré-injectables dans le projet
→ mobiliser les sommes versées par les exploitants des parkings souterrains lors du renouvellement des concessions estimées à 100 millions d’euros
→ augmenter la capacité de la ligne A pour dégager 165 millions d’euros.
• 441 802 habitants
• Budget de la ville: 730 M€ (− 11 % depuis 2008)
• Dette de la ville: 63 M€ (+ 0,5 % depuis 2008)
(Source Institut Montaigne)
Dans son projet toulousain, Antoine Maurice, candidat d’Europe Écologie Les Verts (EELV) propose de refondre le plan de déplacements urbains (PDU) et de revoir en profondeur la gouvernance pour faire émerger de nouveaux projets, comme la création d’un ticket unique pour le train et les transports toulousains.
À l’Union des démocrates et indépendants (UDI), la dissidente Christine de Veyrac envisage de repenser l’autorité organisatrice des transports, de créer un tramway aérien, de déployer des lignes de bus relais avec le tramway, et se montre favorable à une troisième ligne de métro. C’est aussi le projet de Serge Laroze, le candidat du Front national (FN), ou de Jean-Pierre Plancade (sans étiquette) qui évoque même la possibilité d’une quatrième ligne de métro et la création d’un tramway aérien sur la rocade dont il estime le coût à 5 M€/km. Seul hic: il n’en dévoile pas la longueur… Au Front de gauche (FG), Jean-Christophe Sellin souhaite multiplier les navettes propres pour tisser « une toile d’araignée » interquartiers, créer une deuxième rocade de transports publics (tram-train ou bus) le long de la rocade actuelle, rendre gratuite l’utilisation des transports qu’il financerait grâce au passage du taux de versement transport de 2 à 2,7 %, « comme à Paris ».
